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Exploitation minière artisanale : La FECOMCI s’engage à accompagner la formalisation des coopératives du secteur

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Les responsables de la Fédération des coopératives minières de Côte d’Ivoire (FECOMCI) ont officiellement présenté leur structure. C’était le samedi 25 juillet 2026 à la place ADO de Sinématiali, cinq mois après sa création. Cette cérémonie a également été marquée par l’adoption de la « Déclaration de Sinématiali » et l’inauguration du siège de ladite fédération. Elle a réuni autorités administratives, militaires, coutumières et acteurs du secteur minier autour d’un objectif commun : accélérer la formalisation de l’exploitation minière artisanale et intensifier la lutte contre l’orpaillage illégal.

Le préfet de Sinématiali, Gilbert Gueu, a salué cette initiative tout en invitant les membres de la FECOMCI à respecter scrupuleusement la réglementation. Il a appelé les autorités traditionnelles et les propriétaires terriens à collaborer avec l’administration en signalant toute activité illégale sur leurs terres.

« Nous serons vigilants », a-t-il averti, rappelant que la FECOMCI ne doit en aucun cas servir de couverture à des pratiques clandestines. Pour lui, l’avènement de la FECOMCI s’inscrit dans la vision du ministre de tutelle, Mamadou Sangafoa Coulibaly. Ce pourquoi, il a invité la FECOMCI à relever son défi.

Le lieutenant-colonel Doua Harding, chef du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GSLOI) des régions du Nord et du Sud, a, pour sa part, dressé un bilan des opérations menées par GSLOI. Il a révélé que 8 524 opérations de déguerpissement ont été conduites, permettant la saisie de 135,854 kilogrammes d’or, de 358 pelleteuses et le déferrement de 4 560 personnes devant les juridictions compétentes.

Doua Harding a, par ailleurs, indiqué que les opérations spéciales menées en juin 2026 sur les fleuves Comoé et Bandama ont abouti à la destruction de 654 dragues. Réaffirmant la détermination de l’État à poursuivre cette lutte, il a rappelé que les auteurs d’orpaillage illégal s’exposent à des sanctions pénales et financières particulièrement sévères. Il a, à cette occasion, insisté sur le fait que l’Etat sera intransigeant sur la lutte en témoigne le dernier Conseil de sécurité tenu le 23 juillet 2026.

Aussi a-t-il reconnu que même si la répression constitue le socle de la lutte contre l’orpaillage illégal, la sensibilisation demeure un pilier important. C’est pourquoi, le chef du GSLOI Sud et GSLOI Nord a salué toutes les organisations et structures prêtes à faire reculer l’orpaillage illégal qui a des conséquences négatives sur les terres, les populations, les eaux et l’environnement.

Pour la directrice régionale de l’Environnement du Poro, Mme Flan Germaine, accompagnée de la directrice régionale de l’Environnement du Tchologo, la création de la FECOMCI constitue une réponse pertinente aux défis environnementaux liés à l’exploitation minière clandestine. Elle a rassuré que les services du Ministère de l’Environnement apporteront un accompagnement technique à la FECOMCI.

Le maire de Sinématiali, Abou Dosso Coulibaly, dit ‘‘le maire guépard’’ s’est réjoui de l’honneur à lui fait avec l’installation du siège de la FECOMCI sur son territoire communal. Il a salué le gouvernement ivoirien pour son engagement dans le secteur minier et appelé la FECOMCI à relever le défi qu’il s’est fixé.

Le président de la FECOMCI, Koné Seydou, très attendu à cette présentation officielle, a affirmé que sa fédération ne se veut pas « une structure de plus », mais un véritable instrument de transformation du secteur minier artisanal ivoirien. Placée sous le thème « Organiser, Formaliser, Développer : les coopératives minières au service de la Côte d’Ivoire », cette cérémonie a permis de présenter la vision de l’organisation.

Selon son président, organiser les acteurs, formaliser leurs activités et développer les territoires miniers constituent les trois piliers d’une exploitation minière responsable, conforme aux lois de la République et créatrice de richesses durables.

Koné Seydou qui a évoqué la problématique de l’orpaillage illégal, a insisté sur la nécessité de conjuguer fermeté et accompagnement. Si les activités illégales doivent être combattues avec rigueur pour protéger les forêts, les cours d’eau et les ressources nationales, il estime que la solution durable passe par l’intégration des milliers d’acteurs du secteur informel dans un cadre légal. Pour y parvenir, le président de la FECOMCI plaide pour des coopératives minières fortes, structurées, responsables et légalement constituées, capables d’offrir des perspectives d’emploi et de développement aux populations.

Un des moments les plus attendus de la cérémonie a été  la lecture de la « Déclaration de Sinématiali. » Cette déclaration consacre l’engagement officiel des membres de la FECOMCI à promouvoir un secteur minier artisanal moderne, légal, respectueux de l’environnement et bénéfique aussi bien aux populations qu’à l’État. Elle témoigne également l’engagement de la FECOMCI à mettre tout en œuvre pour faire reculer l’orpaillage illégal. La coupure du ruban inaugurant le siège de la FECOMCI à Sinématiali a mis fin à cette cérémonie.

Forte déjà de plus d’une quarantaine de coopératives membres, la FECOMCI entend désormais fédérer les acteurs de toutes les régions du pays pour bâtir une exploitation minière artisanale responsable, compétitive et durable.

Il faut noter que nombreuses sont les autorités coutumières et des délégations de coopératives minières venues du Zanzan, de Bouna, d’Odienné, d’Abengourou, de l’Iffou, de Man, de Korhogo et d’autres régions du pays qui ont pris part à cette rencontre.  

Benoît Kadjo

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