Insertion professionnelle : la formation de 200 jeunes de la Nawa aux métiers de la transformation agroalimentaire achevée
Soubré, octobre 2026 – démarrée le 6 octobre 2026, la mission de démarrage et de suivi des formations de la première cohorte de 200 jeunes aux métiers de la transformation des produits agroalimentaires dans la région de la Nawa s’est achevée le vendredi 9 octobre 2026.
Conduite par la Direction de l’Apprentissage et de l’Insertion Professionnelle (DAIP), sous la coordination de l’UC-PECU, cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet porté par le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, avec l’appui de l’UNICEF, visant à former 500 jeunes dans la région.

Déployée dans les localités de Soubré, Guéyo, Buyo, Oupoyo et Méagui, cette mission, précise-t-on, avait pour objectif de s’assurer de l’effectivité des formations, d’apprécier le déroulement des apprentissages théoriques et pratiques et d’identifier les acquis ainsi que les difficultés nécessitant des ajustements.
Les visites de terrain et les échanges avec les formateurs, les maîtres d’apprentissage et les bénéficiaires ont permis de constater une dynamique encourageante, portée par la motivation des jeunes et l’engagement des encadreurs.
Les apprentissages sont notamment orientés vers la fabrication de produits agroalimentaires et d’entretien, tels que le yaourt enrichi au manioc, le savon liquide, l’huile de carotte, la pommade de beurre de karité, et bien d’autres produits à partir de matières premières locales.
À Soubré, où le centre accueille une soixantaine de jeunes, comme dans les autres localités visitées, l’accent est mis sur l’acquisition de compétences pratiques susceptibles de favoriser l’autonomie et l’insertion professionnelle des bénéficiaires.

Pour Sonan Adama, chargé de projet à l’UC-PECU, les constats effectués sur le terrain sont encourageants. Il a salué la motivation des jeunes et l’engagement des encadreurs, soulignant les progrès réalisés par les apprenants, capables de fabriquer de manière autonome différents produits.
Il a également insisté sur la nécessité de pérenniser cette initiative et remercié les autorités administratives, les collectivités territoriales et les responsables éducatifs pour leur implication dans sa mise en œuvre.
De son côté, Koné Marie-José Koué, responsable de coopérative et coordonnatrice des cinq centres de formation, a relevé l’engouement des jeunes et les progrès observés dans l’acquisition des compétences, y compris chez les bénéficiaires déscolarisés ou n’ayant jamais été scolarisés.

Elle a souligné la place prépondérante accordée aux exercices pratiques, qui visent à doter les apprenants de savoir-faire directement mobilisables. Elle s’est dite confiante quant à leur capacité à valoriser ces acquis pour développer des activités génératrices de revenus et renforcer leur autonomie économique.
À l’occasion des rencontres avec les autorités administratives et éducatives, l’inspecteur Joachin Nangbo de la DAIP et chef de mission, a rappelé les objectifs du projet et les orientations de la formation. Il a sollicité l’accompagnement des partenaires locaux afin de consolider les acquis et de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, prochaine étape du parcours de formation.
Il a par ailleurs annoncé le déploiement prochain d’une unité mobile de formation dans le cadre de la deuxième phase du projet, destinée à 300 jeunes supplémentaires. Ce dispositif, a-t-il rappelé, permettra de rapprocher l’offre de formation des jeunes vivant dans les localités les plus reculées et de leur offrir de nouvelles possibilités d’apprentissage.
À travers cette initiative, le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, avec l’appui de l’UNICEF, entend contribuer au renforcement des compétences des jeunes et à l’élargissement de leurs perspectives d’insertion professionnelle et d’entrepreneuriat dans les métiers de la transformation agroalimentaire.
Info : Sercom