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	<title>Prof Prao Yao Séraphin Archives -</title>
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		<title>Afrique de l’Ouest : Ce que pense Prof Prao Yao Séraphin de la sortie des pays de l’AES de la CEDEAO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 19:29:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualite]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Pays de l'AES]]></category>
		<category><![CDATA[Prof Prao Yao Séraphin]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="461" height="452" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/02/Prof-Prao.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="CEDEAO" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/02/Prof-Prao.jpg 461w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/02/Prof-Prao-300x294.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/02/Prof-Prao-200x196.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/02/Prof-Prao-150x147.jpg 150w" sizes="(max-width: 461px) 100vw, 461px" /></div>La communauté économique des états de l’Afrique de l&#8217;ouest (CEDEAO), fondée en 1975 sous l’impulsion du président nigérien SEYNI KOUNTCHE et de son homologue malien MOUSSA Traoré, visait à promouvoir l&#8217;intégration économique et la libre circulation des biens et des personnes au sein d&#8217;un espace commun. Il y a près d’un an, le 29 janvier [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>1-Les po</strong><strong>tentielles pertes des pays de l’AES </strong></p>
<p>Leur départ entraînera une réduction de la taille du marché de la CEDEAO. La superficie des pays de l’AES est estimée à 2,78 millions de Km2 sur 5,12 millions de Km2 que compte la CEDEAO, soit près de 54% de l’espace communautaire.</p>
<p><strong>a-Les complications au niveau des exportations et des importations</strong></p>
<p>Le bloc géographique des pays de l’AES présente une caractéristique quasiment rédhibitoire : il est totalement enclavé. Il n’a aucune ouverture sur la mer, et peut faire l’objet par les autres pays membres de la CEDEAO d’un blocus, auquel il ne pourrait échapper peut-être par l’Algérie, la Mauritanie et le Tchad. La nouvelle Confédération va donc rencontrer des difficultés importantes pour ses exportations et pour ses importations. Concrètement, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, représentent en termes de relations économiques 21,3% du commerce au sein de l’espace CEDEAO. Au niveau du commerce intra régional, les importations de ces trois pays pèsent pour 41,3% alors que leurs exportations ne représentent que 9,7%. Selon le système d&rsquo;information commerciale de la CEDEAO (ECOTIS), en 2022, les exportations du Mali se sont élevées à 3,91 milliards de dollars, pour des importations de 6,45 milliards de dollars, tandis que les exportations du Burkina Faso se sont élevées à 4,55 milliards de dollars, pour des importations de 5,63 milliards de dollars.</p>
<p>Le Niger a enregistré 446,14 millions de dollars d&rsquo;exportations et 3,79 milliards de dollars d&rsquo;importations. Ces données montrent d’ailleurs que les pays de l’AES vendent très peu aux autres pays mais importent beaucoup des autres États de l’espace CEDEAO.  Par ailleurs, au niveau des échanges intra-communautaires dans l’espace UEMOA, ils importent globalement des autres pays pour près de 69,8%.  Ces trois pays vendent à hauteur de 18,1% dans l’espace l’UEMOA, d’où ils sont fortement dépendants des autres pays de l’Union. Leurs principaux fournisseurs sont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Sénégal. Si donc les autres pays appliquent un protectionnisme alors, leurs importations coûteront plus chères, ce qui peut accentuer la vie chère dans ces pays. En effet, le retrait de l&rsquo;AES de la CEDEAO pourrait compliquer les relations commerciales entre les deux blocs. Certains accords économiques et commerciaux devront être renégociés, notamment dans le cadre du Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLEC).</p>
<p><strong>b-Une aggravation de la vie chère dans les </strong><strong>pays</strong><strong> de l&rsquo;AES et des</strong><strong> complications considérables au niveau commercial</strong></p>
<p>Côté commerce, la nécessité de contourner les sanctions et restrictions a conduit à l&rsquo;exploration de nouvelles routes commerciales. Le Togo s&rsquo;impose désormais comme un partenaire stratégique, offrant une alternative aux corridors traditionnels. En effet, un des changements notables concerne le port de Lomé, qui tend à supplanter celui de Cotonou en raison de la fermeture de la frontière entre le Bénin et le Niger. Mais cette réorientation a un coût : selon l&rsquo;OCDE, le nouvel itinéraire Lomé-Niamey a entraîné une augmentation de plus de 100 % des frais logistiques par rapport au trajet habituel avant la crise. Mais, les transactions commerciales ne seront pas tellement affectées au regard de la volonté des gouvernements de la CEDEAO d’agir avec une certaine sagesse.</p>
<p>D’ailleurs, les pays de l&rsquo;AES ont assuré que les ressortissants de la CEDEAO pourront entrer sans visa sur leur territoire, même si la réciproque reste à négocier. La Confédération des États du Sahel (AES) est un espace sans visa pour tout ressortissant des États membres de la CEDEAO car les dirigeants ont affirmé que les ressortissants de la CEDEAO ont le droit d&rsquo;entrer, de circuler, de résider, de s&rsquo;établir et de sortir, sur le territoire des États membres de la Confédération des États du Sahel dans le respect des textes nationaux en vigueur. Bien plus, selon les autorités de l’AES, les véhicules à usage commercial immatriculés sur le territoire d&rsquo;un État membre de la CEDEAO et transportant des passagers pourront entrer sur le territoire d&rsquo;un État membre de la Confédération AES, conformément aux textes en vigueur.</p>
<p>Les dirigeants de l’AES savent bien qu’ils tirent des avantages économiques tangibles de leur appartenance à la CEDEAO.  En effet, leur accès au Tarif Extérieur Commun (TEC), qui vise à harmoniser les politiques douanières au sein de l&rsquo;espace CEDEAO, leur offrait un cadre prévisible pour le commerce extérieur. Le TEC a joué un rôle essentiel dans la facilitation du commerce extérieur pour ces pays, leur permettant de diversifier leurs exportations. Du coup, il en résulte que le cadre de libre-échange de la CEDEAO était vital pour les échanges régionaux, dès lors, sa perte entraîne des complications considérables, pour les pays de l&rsquo;AES. La libre circulation des biens et des personnes au sein de la CEDEAO a été un facteur déterminant pour le développement économique de ces pays enclavés. Aujourd’hui, l&rsquo;incertitude et les risques augmentent, dissuadant les investissements et perturbant nos chaînes d&rsquo;approvisionnement.</p>
<p><strong>c-Les </strong><strong>pays de l’AES seront sans dou</strong><strong>t</strong><strong>e privés de financements </strong></p>
<p>Avec la sortie pays de l’AES de la CEDEAO, plusieurs programmes de développement financés par la CEDEAO dans les trois pays devront être réévalués. La sortie des pays de l’Alliance des Etats du Sahel pourrait leur coûter le financement de projets économiques d&rsquo;une valeur de plus de 500 de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Il s&rsquo;agit notamment de projets d&rsquo;infrastructures, d&rsquo;adduction d&rsquo;eau et d&rsquo;aide aux communautés locales. L&rsquo;avenir de ces initiatives dépendra des négociations entre les deux parties. Pour l’heure, les trois pays misent sur l&rsquo;exploitation de leurs vastes ressources naturelles pour renforcer leur autonomie économique.</p>
<p>L&rsquo;uranium et le pétrole du Niger, l&rsquo;or et le lithium du Mali, ainsi que les importantes réserves aurifères du Burkina Faso figurent parmi les matières premières les plus convoitées à l&rsquo;échelle mondiale. Dans cette optique, la création d&rsquo;une banque d&rsquo;investissement régionale pourrait constituer un levier pour financer des projets de développement sans dépendre des institutions financières traditionnelles. Mais là encore, vu <em>les dépenses colossales engagées par ces pays pour lutter contre les terroristes, elle ne peut exister que pour autant que des non régionaux, c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;autres pays comme la Chine ou la Russie veuillent bien apporter du capital. Or, on sait bien que la Chine tend à réduire sa voilure en matière de financement de l’Afrique depuis déjà deux ans</em><em>.</em></p>
<p><strong>d-Les conséquences au niveau des transferts réalisés par les migrants </strong></p>
<p>Une autre conséquence de cette possible sortie concerne les transferts réalisés par les migrants. Le traité de l’UEMOA garantit la liberté de circulation, d’installation et d’accès à l’emploi des personnes. Le retrait des pays de l’AES priverait leurs ressortissants de cet avantage. Or les transferts des migrants sont une ressource essentielle pour les trois pays : ils représentaient, en 2022, 5 % du PIB pour le Mali, plus de 3 % pour le Burkina Faso et Le Niger. Les migrants de pays de l’AES ont envoyé en 2021, 123 milliards de francs CFA depuis la Côte d’Ivoire, 36 milliards de francs CFA depuis le Sénégal, 15 milliards de francs CFA depuis le Bénin et 14,6 milliards depuis le Togo.</p>
<p>Ces transferts (189 milliards de francs CFA, contre 140 dans l’autre sens) seraient réduits dans des proportions difficiles à anticiper selon la réaction des États hôtes, surtout si ces derniers prenaient des mesures contraignantes pour les migrations ou les transferts.</p>
<p><strong>2-Les po</strong><strong>tentielles pertes pour la CEDEAO version réduite </strong></p>
<p><strong>a-La fragilisation des pays restants</strong></p>
<p>Notons que la signature du traité portant création de la Confédération Alliance des États du Sahel (6 juillet 2024) fragilise la CEDEAO. D’abord parce qu’elle perd un morceau de territoire couvrant 2 758 000 km2, soit presque la moitié de la superficie de la CEDEAO (6,1 millions km2), et comptant un peu plus de 70 millions d’habitants, soit seulement un tiers de la population de la communauté ouest-africaine (210 millions d’habitants). On enregistre donc une véritable amputation.</p>
<p><strong>b-La cher</strong><strong>té</strong><strong> de la vie dans ces pays ?</strong></p>
<p>Il est possible que certains produits alimentaires, notamment la viande et les légumes que les Etats du Sahel fournissent au reste de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, risquent de revenir plus chers si ces Etats quittent définitivement la CEDEAO et que l&rsquo;organisation régionale n&rsquo;accordera plus les privilèges tarifaires qu&rsquo;elle garantit à ces Etats.</p>
<p><strong>c-Des conséquences économiques difficiles à essimer dans la réalité </strong></p>
<p>En troisième lieu, relativisons pour reconnaitre que les conséquences économiques sur les pays restants sont difficiles à estimer par avance, mais on doit remarquer que les trois pays de la Confédération sont ceux dont le PIB par habitant est le plus bas : 882 USD pour le Burkina Faso, 877 USD pour le Mali et 629 USD pour le Niger. On estime parfois que ces chiffres n’ont pas beaucoup de sens, mais ils sont significatifs du déséquilibre régional quand on les compare à ceux de la Côte d’Ivoire (2 630 USD), du Ghana (2331 USD), du Nigeria (2316 USD) et du Sénégal (1695 USD). On peut donc penser que les économies fortes des États côtiers n’ont probablement pas grand-chose à perdre de la défection de leurs voisins du Sahel. Elles devront toutefois s’adapter au nouveau contexte. La Côte d’Ivoire serait modestement impactée, ses exportations vers les pays de l’AES représentant moins de 15 % du total de ses exportations en 2022. Le Sénégal serait plus affecté, le Mali étant son premier client avec près de 20 % du total de ses exportations.</p>
<p>Mais un pays comme la Côte d’Ivoire, dont les ports sont de grandes sources de ressources financières, pour les caisses de l’Etat, peut souffrir d’un détournement de commerce. En effet, les pays de l’AES pourraient tenter de diversifier leurs voies d’approvisionnement. Le trafic passant par les ports à destination de l’AES représente 52 % du trafic pour Cotonou, 18 % pour Dakar, 13 % pour Lomé et 8 % pour Abidjan. Or, c&rsquo;est grâce au dessert des pays enclavés du Sahel que ces ports connaissent la prospérité. Les pertes n&rsquo;épargneront pas non plus les pays du Sahel. Mais, l’activation de routes à travers l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc ou la Guinée n’est pas une alternative séduisante dans les conditions sécuritaires actuelles. Ce qui pourrait arranger les pays de la CEDEAO qui ont des ports.</p>
<p>En termes de projets intégrateurs, l’avenir du projet gazoduc transsaharien (TSGP) commun au Nigeria, Niger et l&rsquo;Algérien reste incertain avec cette rupture. Ce gazoduc de 4 000 km qui devra entrer en vigueur en 2030, va acheminer jusqu&rsquo;à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an du Nigeria à l&rsquo;Algérie, en passant par le Niger, où il reliera les gazoducs existants à l&rsquo;Europe en traversant la Méditerranée.</p>
<p>En définitive, la zone CEDEAO représentait pour ces États un espace sans visa qui favorisait la mobilité de la main-d&rsquo;œuvre et des biens, un aspect crucial pour des pays sans littoral et dépendants des corridors commerciaux à travers les États côtiers pour leurs importations et exportations. Aujourd’hui, avec cette scission, l&rsquo;organisation, qui garantit à ses membres des voyages sans visa, des avantages douaniers et un accès à un marché de 702 milliards de dollars pour 400 millions d&rsquo;habitants, fait face à un bouleversement majeur. Une décision aux conséquences multiples sur la libre circulation, les échanges économiques et la stabilité des institutions régionales.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par PRAO Yao Séraphin, Maître de Conférences Agrégé en économie</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Niger: « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » dit non à l&#8217;action militaire</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/niger-les-democrates-de-cote-divoire-dit-non-a-laction-militaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 20:41:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA["Les démocrates de Côte d'Ivoire"]]></category>
		<category><![CDATA[Intervention militiaire]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
		<category><![CDATA[Prof Prao Yao Séraphin]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1984" height="1906" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Niger, intervention militaire." decoding="async" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire.jpeg 1984w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-300x288.jpeg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-1024x984.jpeg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-768x738.jpeg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-1536x1476.jpeg 1536w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-150x144.jpeg 150w" sizes="(max-width: 1984px) 100vw, 1984px" /></div>Déclaration du mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » sur la situation au Niger Après le coup d’Etat survenu au Niger le 26 juillet dernier, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a décidé d’une intervention militaire pour remettre au pouvoir le président déchu Mohamed Bazoum. Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1984" height="1906" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Niger, intervention militaire." decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire.jpeg 1984w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-300x288.jpeg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-1024x984.jpeg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-768x738.jpeg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-1536x1476.jpeg 1536w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/08/Niger-president-les-democrates-de-cote-divoire-150x144.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 1984px) 100vw, 1984px" /></div><p><strong>Déclaration du mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » sur la situation au Niger</strong></p>
<p>Après le coup d’Etat survenu au Niger le 26 juillet dernier, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a décidé d’une intervention militaire pour remettre au pouvoir le président déchu Mohamed Bazoum. Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », l’intervention armée que projette de faire la CEDEAO n’est pas appropriée.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://www.abidjan4all.net/Entretien-special-Le-president-de-la-CRAF-parle--comment-le-mouvement-compte-rapprocher-AFFI-N-Guessan-des-Ivoiriens_a296.html">https://www.abidjan4all.net/Entretien-special-Le-president-de-la-CRAF-parle&#8211;comment-le-mouvement-compte-rapprocher-AFFI-N-Guessan-des-Ivoiriens_a296.html</a></p>
<p>L’organisation sous-régionale n’a jamais décidé d’une intervention militaire pour venir en aide aux pays du Sahel en proie aux mouvements terroristes djihadistes mais veut attaquer l’armée nigérienne. Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », attaquer l’armée nigérienne ne ferait qu’accroître l’insécurité et l’instabilité dans le Sahel et renforcer et aider les djihadistes à mieux progresser en Afrique de l’ouest, vers les côtes, et vers l’Algérie. Les experts militaires eux-mêmes admettent, par ailleurs, l’efficacité opérationnelle très relative de cette intervention.</p>
<p><strong>Le remède ne devrait pas être pire que le mal qu’il est censé guérir</strong></p>
<p>Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » exprime sa méfiance envers toutes les opérations militaires extérieures visant, dit-on, à assurer la stabilité des Etats ou des régions et à défendre la démocratie. Les opinions publiques ont été si édifiées par le chaos engendré par ce type d’intervention en Irak et en Libye qu’elles ne l’acceptent plus, ayant compris qu’en réalité, il ne s’agit point de défendre la démocratie ni les droits de l’homme, encore moins d’installer la démocratie et de défendre l’ordre constitutionnel mais de défendre purement des intérêts économiques.</p>
<p>En effet, l’expérience a montré que ce sont généralement des guerres pour l’économie qui ne visent qu’à préserver des espaces géopolitiques de toute influence concurrente et à annihiler toute force locale susceptible de nuire aux intérêts sécuritaires et économiques des puissances de ce monde et, ensuite, installer au pouvoir à travers de pseudo-élections démocratiques des hommes liges chargés de veiller sur lesdits intérêts. Le mécanisme et ses motivations sont connus. L’Afrique ne devrait pas participer à ce type de guerre pour le contrôle et la prédation des matières premières et des ressources stratégiques. C’est pourquoi le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » ne souscrit ni à l’idée d’une intervention militaire au Niger ni aux discours officiels qui tentent de la justifier.</p>
<p>Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », il revient aux nigériens de résoudre eux-mêmes leurs contradictions politiques de la manière qu’ils jugent judicieuse pour l’évolution de leur pays. La communauté africaine devrait les accompagner et les encourager à mettre en place un cadre de dialogue inclusif permettant d’aboutir à une issue pacifique de la crise et à l’installation d’institutions légitimes et démocratiques. C’est pour cela que le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » se félicite de la position pragmatique de la diplomatie américaine qui appelle à une résolution pacifique, diplomatique, politique et négociée, de la crise au Niger et considère qu’« Il n’y a pas de solution militaire acceptable ».</p>
<p>Un Etat ne devrait pas être détruit pour un homme, fût-il le président légitime illégalement déchu : les hommes passent mais les Etats demeurent. La reconstruction post-crise coûte cher au contribuable des pays pauvres, renforce la pauvreté et accroît la dette publique et la vulnérabilité des Etats face aux créanciers. Il ne faudrait pas que la solution envisagée soit pire que le mal qu’elle est censée combattre. Et le Niger est l’un des pays les plus pauvres au monde qui est plongé dans le noir sans l’électricité du voisin nigérian malgré ses immenses réserves en uranium (la septième réserve mondiale) qu’exploite la France pour répondre à ses besoins en électricité, assurer son indépendance énergétique et dynamiser son économie ; cela devrait choquer toute conscience.</p>
<p>Au lieu de détruire par la guerre des vies humaines et le peu d’infrastructures disponibles, le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » appelle à la préservation et des vies et des infrastructures dont les nigériens auront besoin pour assurer les services indispensables au bien-être des populations. Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », la voie du dialogue devrait être la seule privilégiée pour aboutir à la résolution de cette crise. Les négociations menées avec un pistolet posé sur la table ou sur la tempe ne font que crisper les positions et renforcer les suspicions.</p>
<p>Même si un coup d’Etat, qu’il soit constitutionnel ou militaire, n’est ni justifiable ni acceptable, le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » ne souscrit pas à l’idée d’une intervention militaire d’où qu’elle vienne et dénonce les préparatifs de bombardements aériens simulés depuis des pays africains tiers par des forces étrangères et rapportés par la presse. Veut-on rendre le Niger plus pauvre qu’il ne l’est déjà et aggraver la situation sociale précaire ? Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » appelle le président Alassane Ouattara, chef suprême des armées ivoiriennes, à revenir sur sa position. Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » appelle aussi les dirigeants de la CEDEAO à sursoire à leur projet d’intervention militaire, au risque de porter sur la conscience la mort du président Bazoum et de milliers d’autres nigériens. L’Afrique n’a pas d’intérêts économiques ou géopolitiques à défendre au Niger. Aucun africain ne devrait verser le sang d’aucun nigérien, même pas pour la démocratie et le retour à l’ordre constitutionnel.</p>
<p>Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » appelle également la CEDEAO à se pencher sérieusement sur les causes institutionnelles des coups d’Etat en Afrique de l’ouest. Dans de nombreux pays, les processus électoraux sont biaisés et l’expression populaire est viciée par un accaparement par les partis au pouvoir des institutions électorales ; ce qui donne une légitimité, certes, acceptée par la communauté internationale mais sujette à caution. Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » appelle la CEDEAO à mettre en place des mécanismes qui empêchent les coups d’Etat de quelque forme que ce soit et les élections brigandées. La CEDEAO devrait anticiper les crises en veillant à ce que les appareils judiciaires des Etats ne soient pas utilisés pour fausser le jeu politique.</p>
<p><strong>La crise nigérienne appelle une fois encore à une refonte des rapports de la France avec les pays africains </strong></p>
<p><strong> </strong>La crise au Niger, avec le ressentiment populaire exprimé à l’égard de l’armée française, révèle encore, s’il en était besoin, que le contentieux entre les populations africaines et la France est profond et reste entier. Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » a, à plusieurs reprises, invité la France à revoir sa coopération avec les pays africains. Mais, ses autorités préfèrent noyer le poisson dans un flot de propositions totalement en décalage avec les problèmes posés par les peuples africains.</p>
<p>Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » informe les autorités et l’opinion publique françaises, si elles ne le savent pas déjà, que la campagne médiatique contre l’attitude dite néocolonialiste de la France en Afrique francophone n’a pas commencé en 2017 ni avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Elle date de depuis les premières années des indépendances et a été, depuis lors, portée par différentes générations d’intellectuels africains et français. Une documentation abondante existe qui le prouve. Le développement des réseaux sociaux n’a fait qu’amplifier son impact social ces dernières années et donner plus d’audience à un discours qui est resté le même malgré les années mais avec des porte-voix différents.</p>
<p>Ce mouvement qui, par le passé, pouvait être contenu ne peut plus l’être à l’ère des réseaux sociaux et de l’information numérique et, les méthodes anciennes qui avaient réussi à les contenir deviennent totalement inefficaces. A l’époque, ceux qui alimentaient ce type de discours étaient taxés d’activistes et de marxistes-léninistes et, le soin avait été laissé aux dictateurs africains de les faire taire.</p>
<p>Aujourd’hui, la désinformation et la propagande mensongère des services secrets ne prennent plus parce que la circulation de l’information se fait en temps réel et il existe, en dehors des médias officiels, des sources d’informations alternatives qui permettent de débusquer et de rejeter tous les mensonges. Aujourd’hui, il est impossible de faire taire les panafricanistes. La révolution qui a été portée par des hommes qui ont été, par la suite, éliminés est maintenant portée par les populations elles-mêmes et, dans ce mouvement, chaque individu devient son porte-voix, jusque dans les campagnes africaines.</p>
<p><strong>Le message de l’Afrique populaire que la France officielle refuse d’entendre</strong></p>
<p>Dans les opinions publiques africaines, il est fortement répandu, depuis des générations, que la France, ses accords coloniaux et sa politique africaine sont, après la mauvaise gouvernance et les dictatures soutenues par l’extérieur, l’une des principales causes de la pauvreté des territoires qu’elle a colonisés. C’est cette conviction qui fait que, quand ils le peuvent, les leaders africains dits révolutionnaires ou souverainistes et les pouvoirs militaires de ces dernières années ont, comme premier réflexe, de chercher à dénoncer ou renégocier ces accords appauvrissants et de réclamer un nouveau type de partenariat dit gagnant-gagnant.</p>
<p>L’on parle de 11 accords coloniaux, de 21 accords de coopération militaire et de 11 accords de défense auxquels s’ajoutent les divers accords de coopération en matière économique. C’est tout cela que les africains veulent mettre à plat pour réécrire l’histoire. Ces accords qui visent à assurer le développement et le rayonnement international de la France et à protéger l&rsquo;économie française en lui permettant de contrôler les matières premières et les produits stratégiques dont disposent ses anciennes colonies ne concèdent, pour les opinions publiques et les élites intellectuelles africaines, que la portion congrue aux économies des pays francophones et nuisent à leur développement véritable puisqu’ils leur enlèvent toute autonomie et initiative stratégiques.</p>
<p>Ce carcan jugé inhibitif, les pays africains cherchent comment le briser. C’est pourquoi ils rejettent la politique française en Afrique et les dirigeants jugés vassaux. Pendant longtemps, les opinions publiques africaines ont cru que les Etats-Unis pouvaient les aider à y arriver. Mais elles ont fini par comprendre, parce que les Etats-Unis partagent avec la France une communauté d’intérêts et de défense des intérêts et de l’hégémonie du monde occidental, qu’ils ne les aideraient jamais à se libérer de l’emprise française.</p>
<p>C’est pour cela que les opinions publiques se tournent désormais vers la Russie qui n’a pas une politique coloniale et n’est pas jugée méprisante, paternaliste et condescendante envers les dirigeants africains. Elle est, de plus, depuis ce qu’elle a montré en Syrie, jugée comme un partenaire plus fiable, ni mesquin ni perfide, qui traite d’égal à égal avec les Africains.</p>
<p>La Russie ne tient pas non plus aux Africains des discours à relents racistes sur leur fécondité ou leur participation à l’histoire mondiale. Ses rapports avec les Africains ne présentent aucun vestige du code noir qui donnerait l’impression que le territoire africain et ses ressources minières et énergétiques sont la réserve stratégique et la propriété propre du maître occidental qui doit les contrôler pour ses intérêts et pour le bien-être de sa seule descendance.</p>
<p>La Russie, de son côté, a compris et entendu l’appel à l’aide des peuples africains et se montre disposée à les aider à acquérir leur indépendance véritable, militaire pour le moment, mais attend que ce soit les Africains eux-mêmes qui en formulent la demande officielle. Mais ceux des présidents africains que le député Paul Cermolacce, le 19 juillet 1961, à l’occasion de la 44e séance du parlement français, a qualifiés d’« auxiliaires du colonialisme nouvelle forme » ne le feront jamais et, les peuples l’ont bien compris.</p>
<p>C’est pourquoi il leur est reproché de ne pas être en phase avec les opinions publiques. Ils sont jugés vassaux et peu crédibles ; c’est pourquoi leur chute est, chaque fois, fortement applaudie comme une libération. Les pouvoirs militaires, en revanche, peuvent s’autoriser à dénoncer les accords incriminés à cause du régime d’exception que leur irruption dans le champ politique instaure. Telle est la situation simple que les services français complexifient exprès en espérant brouiller les pistes et retourner les opinions publiques françaises et africaines.</p>
<p>Le discours officiel de la France sur l’Afrique repose sur des postulats erronés qui démontrent à suffisance une absence de volonté de la partie française de nouer avec l’Afrique un partenariat gagnant-gagnant. Là où les peuples africains attendent des actions fortes, on leur produit des discours et on leur propose des réformettes qui ne répondent à aucune des attentes exprimées et qui expliquent le fort rejet populaire de la politique africaine de la France.</p>
<p>Si les hypothèses sont erronées, les conclusions que l’on en tire le sont tout autant. La preuve : pendant que la diplomatie française veut coller à la Russie la responsabilité du coup d’Etat intervenu au Niger, les responsables américains qui ont une présence forte d’environ 1100 soldats déclarent n’avoir pas constaté d’implication russe. C’est une différence de lecture notable. Le désaveu est cinglant et range les discours officiels français du côté de la propagande malveillante et mensongère.</p>
<p><strong>Il vaut mieux trouver une solution définitive aux problèmes que de les éluder avec du dilatoire </strong></p>
<p>Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », tant que les dirigeants français chercheront à éluder les vrais problèmes posés par les opinions publiques africaines en comptant sur leur proximité avec certains dirigeants africains pour étouffer toute velléité populaire et institutionnelle de changer de logiciel et d’émancipation véritable de la tutelle française (c’est le terreau géopolitique des dictatures africaines considérées comme les gardiens du temple françafricain), tant que les dirigeants français seront dans les tergiversations et useront du dilatoire pour proposer des demi-solutions à des non-problèmes, les populations africaines seront vent debout contre eux quand elles auront les dirigeants souverainistes et panafricainistes capables de porter leur voix ou de les laisser exprimer leur ras-le-bol contre la politique françafricaine de la France comme cela arrive très souvent avec les pouvoirs militaires et que les officiels français qualifient malheureusement et maladroitement de sentiments anti-français.</p>
<p>Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » appelle les chefs d’Etat africains à ne plus tromper la France sur la réalité de ce mouvement populaire qui ne fera que s’amplifier au fil des années, avec, surtout, la nouvelle donne des relations internationales et le monde multipolaire naissant. Il est temps de mettre les pieds dans le plat et de trouver ensemble, avec la partie française, une solution à ce problème récurrent depuis les premières années des indépendances pour que la paix revienne dans les rapports entre les peuples africains et les dirigeants français.</p>
<p>Les peuples africains veulent un changement profond dans le partenariat avec la France et non les mesures cosmétiques qui sont proposées : tous les accords sont à renégocier ; le projet de l’Eco-CFA ivoiro-français doit être enterré ; l’initiative stratégique doit revenir aux Africains dans la gestion de leurs Etats, de nouveaux contours doivent être dessinés pour la coopération avec la France dans ce monde devenu désormais multipolaire. C’est à ces conditions que la paix pourrait revenir et l’image de la France en Afrique s’améliorer. Dans le cas contraire, la France court le risque de boire le calice jusqu’à la lie en Afrique. Nombre de ses alliés n’attendent que ça.</p>
<p>La voix du mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » n’est, certes, pas une voix officielle. Mais, c’est une voix africaine qui vient du peuple et qui traduit ses aspirations et attentes profondes. C’est la voix du bon sens dont a parlé en son temps Jacques Chirac : il faut l’écouter. Elle semble prêcher dans le désert alors que les faits lui donnent raison à chaque occasion. Ceux qui ne veulent pas écouter aujourd’hui finiront par écouter malgré eux-mêmes. La tournure des événements les y contraindra. La guerre d’Algérie revient. Seuls les aveugles ne la voient pas.</p>
<p>A l’endroit des dirigeants français, le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » voudrait dire qu’il est vain de chercher à noyer le poisson en détournant le regard vers le bouc-émissaire russe comme naguère l’on parlait de communistes et de marxistes-léninistes. Les efforts médiatiques et diplomatiques pour stigmatiser et contenir le mouvement souverainiste et panafricaniste ne font que lui donner plus d’ardeur et d’ampleur et lui assurer un ralliement populaire.</p>
<p>La Russie n’est pas l’initiatrice de ce mouvement d’émancipation du XXIe siècle ; elle ne fait qu’exploiter l’aubaine fournie par les maladresses françaises. Même la diplomatie américaine commence à se montrer réservée face au discours officiel français. Même les opinions publiques françaises commencent à ne plus être dupes et voient que le discours officiel travestit à dessein la réalité et qu’il est plus proche du discours de propagande qu’il n’apporte de réelles avancées dans la résolution du problème fondamental : le désir des peuples africains de s’émanciper de la tutelle française pour avoir l’autonomie et l’initiative stratégiques afin de commercer équitablement avec le plus offrant, qu’il soit américain, russe, chinois ou autre.</p>
<p>Mais l’équation qui se pose à la France se résume en cette interrogation : où trouver un marché captif de matières premières stratégiques bon marché pour alimenter son économie et entretenir son oligarchie ? Telle est la préoccupation qui trouble le sommeil des dirigeants français parce que la France s’est complu dans une solution de facilité et n’a pas pu se réinventer en dehors de la rente coloniale comme l’a fait l’Angleterre ou encore l’Allemagne après la deuxième guerre mondiale. Le génie français est plus que jamais interrogé.</p>
<p>C’est cela le problème et c’est pour cela que les soutiens de citoyens français aux opinions publiques africaines se multiplient sur les réseaux sociaux. Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », c’est un message que les dirigeants français doivent entendre parce que tout le monde n’est pas agent russe comme on tend facilement à le faire croire. Les ‟trublions” souverainistes et panafricanistes Laurent Gbagbo, Thomas Sankara, Sylvanus Olympio et autres vont, de plus en plus, se multiplier et se réincarner en de nouvelles figures révolutionnaires militaires ou civiles à cause des turbulences internationales et du déclin amorcé du monde occidental.</p>
<p>Le monde a changé et il faut changer avec lui sinon le destin des dinosaures est ce qui est réservé à ceux qui refusent l’évolution. C’est du darwinisme. Les africains ont compris que l’Afrique est l’avenir du monde et nul ne l’exploitera plus pour son seul développement pendant qu’eux croupissent dans la misère, surveillés par des dictateurs qui ne veulent pas quitter le pouvoir, pendant qu’eux meurent en mer en voulant gagner l’eldorado européen.</p>
<p>Les africains veulent avoir une autonomie d’initiative et jouir de leur souveraineté confisquée depuis les indépendances. C’est pourquoi le premier réflexe des nouvelles autorités militaires consiste à profiter des humeurs belliqueuses de la diplomatie et de l’armée françaises pour gagner des points et tordre le bras à la France.</p>
<p>Au-delà de l’insécurité provoquée par les attaques répétées des mouvements terroristes djihadistes, des destructions de biens, des déplacements de populations et des morts d’hommes, la présence de ces mouvements doit être comprise comme accélérant le processus de libération de l’Afrique parce qu’elle donne aux gouvernants le prétexte et la possibilité de remettre le compteur à zéro pour reprendre l’initiative historique abandonnée au nom de la stabilité de leurs régimes par les pères des indépendances.</p>
<p>C’est la dimension positive quasi-irrationnelle que le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » dégage de la présence du terrorisme djihadiste en Afrique de l’ouest. A l’évidence, la France est responsable de son propre malheur en Afrique de l’ouest. En pensant détruire la Libye pour résoudre le problème Kadhafi, elle a ouvert la boite de pandore qui risque de l’emporter dans les limbes des puissances déchues. Avec l’opération militaire en Libye, elle s’est tiré une balle dans le pied. Malgré cela, elle veut récidiver au Niger.</p>
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<p>Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », il revient aux dirigeants français de gérer la crise nigérienne et toutes les autres à venir ou existantes avec délicatesse et pragmatisme. Toute maladresse aura des conséquences incalculables pour la France. Le plus dur reste à venir.</p>
<p>Fait à Abidjan, le 17 août 2023.</p>
<p>Pour « Les Démocrates de Côte d’Ivoire ».</p>
<p>Le Président</p>
<p>Pr. Séraphin Prao</p>
<p>&nbsp;</p>
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