<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Grand Genre Archives -</title>
	<atom:link href="https://ledemocrateplus.com/category/grand-genre/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://ledemocrateplus.com/category/grand-genre/</link>
	<description>L&#039;actualité en temps réel</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Apr 2026 11:34:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2023/06/cropped-fav-32x32.jpg</url>
	<title>Grand Genre Archives -</title>
	<link>https://ledemocrateplus.com/category/grand-genre/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Interview / Justine Konan Bargain (Présidente de l’Ong AIDA) : « Ça a été un grand honneur d’être reçue à la Fondation de France »</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/ca-a-ete-un-grand-honneur-detre-recue-a-la-fondation-de-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 10:37:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualite]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Coallia-Stéphane Hessel]]></category>
		<category><![CDATA[Institut de France]]></category>
		<category><![CDATA[Ong AIDA]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=5055</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="900" height="470" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="ONG AIDA" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA.jpg 900w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA-300x157.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA-768x401.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA-200x104.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA-150x78.jpg 150w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></div>Justine Bargain est la présidente de l’ONG de droit français Aide internationale aux démunis africains (AIDA). Cette ONG a été désignée lauréate pour le financement de l’un de ses projets au profit des femmes rurales de la Sous-préfecture de Tiassalélors. C’était lors de la cérémonie annuelle de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel-Institut de France, à Paris. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="900" height="470" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="ONG AIDA" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA.jpg 900w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA-300x157.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA-768x401.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA-200x104.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Justine-Bargain-presidente-de-AIDA-150x78.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /></div><p><strong><em>Justine Bargain est la présidente de l’ONG de droit français Aide internationale aux démunis africains (AIDA). Cette ONG a été désignée lauréate pour le financement de l’un de ses projets au profit des femmes rurales de la Sous-préfecture de Tiassalélors. C’était lors de la cérémonie annuelle de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel-Institut de France, à Paris. En déplacement à Abidjan, elle a accordé une interview aux médias du groupe de presse GOVCom que sont justeinfos.net, ledemocrateplus.com et voixduplanteur.info et lecoleinfos.net pour expliquer comment s’est faite la désignation de son ONG. Elle parle également de l’avenir après cette honneur faite à l’ONG AIDA… </em></strong></p>
<p><strong>Madame la présidente, après l’effort, la récompense. En effet, vous venez de recevoir une subvention en France. Pouvez-vous dire davantage à nos lecteurs ?</strong></p>
<p>C’est vrai que ça a été un honneur d’être reçue dans un endroit aussi prestigieux comme l’Institut de France. Il faut dire que l’Institut de France regroupe l’Académie française, l’Académie des sciences morales et politiques et c’est également là que se trouve la Fondation Coallia-Stéphane Hessel. Donc cet honneur fait à l’ONG AIDA vient de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel. Comme vous l’avez dit dans votre question, après l’effort, c’est la récompense.</p>
<p>C’est un grand honneur d’être reçue dans un endroit aussi prestigieux et c’est un bonheur. Parce que pour AIDA qui est une petite ONG, c’est une consécration. En tout cas, AIDA ne s’attendait pas maintenant à être élue lauréate 2026 de ce prix de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel. Nous n’étions pas seule. Il y avait plus e 350 dossiers, mais c’est notre dossier qui a attiré leur attention. C’était un appel d’offre.</p>
<p>Donc on ne pouvait pas s’imaginer que notre dossier retiendrait leur attention. Parce que l’ONG AIDA est jeune, nous débutons nos actions. Il y avait d’autres personnes qui ont été élues lauréates. Il avait 3 grands prix. Je ne pourrai pas vous citer les noms des ONG qui ont eu les prix. Et c’est AIDA qui a été élue lauréate. Il y avait 6 ONG. Les vainqueurs sont issues du Sénégal, le Mali et la Côte d’Ivoire représentée par AIDA.</p>
<figure id="attachment_5057" aria-describedby="caption-attachment-5057" style="width: 573px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-5057" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-231x300.jpg" alt="" width="573" height="744" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-231x300.jpg 231w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-154x200.jpg 154w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-150x195.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA.jpg 650w" sizes="(max-width: 573px) 100vw, 573px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5057" class="wp-caption-text">La présidente de AIDA devant l&rsquo;Institut de France à Paris.</figcaption></figure>
<p><strong>Quelles ont véritablement été vos premières impressions quand on a dit que c’est vous qui êtes lauréate ? </strong></p>
<p>C’est de ne pas croire. J’avais reçu un message sur mon répondeur. Et pour moi c’était des arnaqueurs qui voulaient m’arnaquer. Et donc je ne croyais pas jusqu’à ce qu’on me demande d’aller voir dans mon email et qu’il y avait le grand chancelier qui allait m’adresser un courrier. Le grand chancelier c’est l’ancien ministre Xavier Darcos. Et c’est lui qui allait m’envoyer un courrier. Et donc j’ai dit que j’attendais de voir. Mais entre temps, j’ai appelé un grand monsieur qui travaille également avec AIDA.</p>
<p>Quand nous avons échangé, il m’a dit que c’était vrai. Personnellement, je n’avais pas fait de demandes. On se limitait à notre train-train quotidien. Et donc c’est lui qui m’a dit que c’était vrai. Et le lendemain, étant donné qu’il nous avait laissé un contact téléphonique, nous les avions appelés. C’est ainsi qu’ils ont confirmé que nous étions parmi les lauréats 2026 de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel et que nous étions invités à Paris, à l’Institut de France pour la cérémonie de distinction. En ce moment-là, tu te dis waouh ! En fait, on a du mal à croire.</p>
<p>Pour vous dire vrai, on a du mal à croire quand on est une petite ONG comme la nôtre. On a du mal à croire que nous nous rendons à l’Institut de France parce que comme je vous l’ai dit, c’est un endroit prestigieux. Il faut le vivre pour croire. La cérémonie a regroupé de grandes personnalités. Il y avait de grands académiciens qui étaient aussi présents. Aller dans un tel endroit, moi, une fille de paysan, une ouvrière, être honorée, vraiment c’est grandiose et incroyable.</p>
<p>J’ai du mal à me réveiller. Pour moi, c’est comme un rêve. Il faut également dire que cette récompense est suivie d’un fonds pour soutenir notre projet d’installation d’unité de production semi-industrielle d’attiéké. Parce que c’est par rapport à ce projet que nous avons été parmi les lauréats. Aussi, il faut dire que cette année, AIDA a vraiment été honorée. Parce qu’avec la crise en Europe et en France, on s’était dit que les financements des ONG internationales seraient difficiles. Mais cette année a quand même été une année de bonheur pour nous.</p>
<p>Nous avons eu deux autres structures qui ont fait l’honneur de nous choisir aussi. Nous avons le soutien du Conseil régional de Bretagne et de l’Agence française du développement (AFD) via le FORIM. Ils ont été touchés par notre projet d’installation d’unité de production semi-industrielle d’attiéké. Ils nous ont apporté leur soutien. On a été vraiment gâté pour cette année.</p>
<figure id="attachment_5061" aria-describedby="caption-attachment-5061" style="width: 621px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-1.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-5061 " src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-1-191x300.jpg" alt="" width="621" height="975" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-1-191x300.jpg 191w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-1-127x200.jpg 127w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-1-150x236.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-1.jpg 500w" sizes="(max-width: 621px) 100vw, 621px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5061" class="wp-caption-text">La photo de famille.</figcaption></figure>
<p><strong>Après cette distinction, aujourd’hui, quels sont vos priorités pour 2026 ? </strong></p>
<p>Notre priorité cette année 2026, c’est de permettre aux femmes comme promis d’avoir accès à une unité de production semi-industrielle d’attiéké. Nous souhaitons faire l’installation de cette unité de production dans le mois d’août 2026 à Nénékro-Konankro, dans la Sous-préfecture de Tiassalé pour permettre aux femmes d’accroître leur production, pour qu’elles travaillent dans des conditions moins pénibles et surtout de développer une autonomie financière. Je le rappelle toujours, AIDA, ce n’est pas seulement Nénékro-Konankro. AIDA souhaite aider d’autres femmes d’autres villages, d’autres localités qui sont vraiment dans le besoin et travailler avec les coopératives qui sont déjà installées.</p>
<p>Ce sera un peu partout dans les localités où des besoins se font sentir. Parce qu’il y a des choses qui sont mises en place au niveau de la Côte d’Ivoire. Il y a des soutiens déjà. Mais en tant que fille ivoirienne, même si je vis en France depuis des années et que l’ONG AIDA est française, mais la présidente de AIDA est ivoirienne. Je suis fille de la Côte d’Ivoire et je suis fille de Tiassalé. C’est comme ça que j’essaie d’apporter un soutien à mes parents qui sont dans le besoin et un appui aux choses qui existent déjà.</p>
<p>Je ne dirai pas qu’il n’y a rien qui est fait. En tant que fils de la région et du pays, si chacun apporte sa pierre à l’édifice, nous pourrons ériger une cathédrale ensemble. C’est ce que j’essaie de faire. Qu’on ne dise pas que l’ONG AIDA est française etc. AIDA est tenue par une ivoirienne, fille de Tiassalé.</p>
<p><strong>Madame la présidente, vous êtes en Côte d’Ivoire depuis quelques jours. Que vaut l’honneur de cette présence en terre ivoirienne étant donné que vous êtes domiciliée en France ?</strong></p>
<p>A chaque fois que je viens en Côte d’Ivoire, parce qu’il faut dire que j’ai aussi une vie en France, je suis contrôleuse dans une entreprise. J’ai une vie là-bas. Depuis plus de 20 ans je travaille dans cette entreprise là-bas. Bien vrai que j’ai ma famille ici, mais quand j’arrive en Côte d’Ivoire, ce n’est pas dans le cadre des vacances. Parce que quand on est présidente d’une ONG, on n’a pas de vie privée, on n’a pas de vacances. Une fois de plus, ma venue en Côte d’Ivoire se situe dans le cadre du travail pour l’ONG. Comment on va travailler avec des partenaires, je suis venue voir comment nous pouvons installer les machines pour l’unité de production semi-industrielle d’attiéké.</p>
<p>Il faut bien préciser que AIDA a un partenaire qui est la FEFAB regroupant les femmes agricultrices. Elles sont nos partenaires et c’est avec elles que nous allons travailler. Et donc je suis venue voir comment nous allons acquérir les machines, comment on peut installer, où on va installer, comment on peut démarrer le projet à partir du mois d’août 2026. Nous avons déjà eu des rencontres avec les différentes femmes des différents campements, villages. Nous avons discuté de comment nous allons travailler ensemble. Parce que comme je le dis, c’est leur projet à elles.</p>
<p>AIDA vient les soutenir avec du matériel. C’est à elles de voir comment elles peuvent se sentir à l’aise pour travailler. Et puis, il ne suffit pas de produire. Il faut chercher des acheteurs, voir comment écouler la production. Donc nous lançons déjà un appel à des personnes qui souhaiteraient commander de l’attiéké ou du placali de ces femmes de Konankro. Je suis venue les accompagner à mettre tout cela en place.</p>
<p>Vous savez les femmes agricultrices, parfois, ce sont des femmes qui n’ont pas confiances en elles. C’est un projet qui est nouveau pour elles. Il faut les rassurer, il faut leur apprendre comment faire. Aussi, c’est de voir avec des coopératives existantes qui produisent de l’attiéké, d’échanger avec elles, de voir comment elles travaillent pour qu’on puisse travailler en partenariat.</p>
<p><strong>L’ONG AIDA c’est un combat pour le mieux être des femmes agricultrices, pour la scolarisation des enfants des campagnes, pour le soutien aux enfants malades de cancer etc. Comment évoluent tous ces combats ?</strong></p>
<p>Par rapport aux enfants, ça se passe bien. Mais le besoin est grand. Comme je le dit, AIDA va un peu partout. Comme je suis en Europe, dès qu’il y a des ouvertures de fonds, pour des projets concernant l’éducation, l’agriculture, la santé, je saisis cela. Je me dis aussi qu’on peut avoir des partenaires ici en Côte d’Ivoire et des personnes qui peuvent soutenir des projets sur l’éducation, l’agriculture et la santé.</p>
<p>Vous avez vu, en décembre 2025, nous avons fait un arbre de Noël avec plus de 2000 enfant des campagnes, nous avons soutenu des parents des enfants atteints de cancer avec des produits de première nécessité au CHU de Treichville et à l’hôpital Mère-enfant de Bingerville. Par rapport à l’école, nous avons toujours le soutien de notre maire de Tiassalé. Il y a un projet de construction de bâtiments qui est en cours. Parce que les classes que nous avons construites à Nénékro-Konankro sont en bois.</p>
<p>Notre souhait est que nos enfants soient dans de jolies classes pour mieux apprendre. Et ce projet est en cours. Actuellement nous nous concentrons sur l’agriculture pour que les parents soient autonomes financièrement pour soutenir leurs enfants et l’éducation de leurs enfants. Il faut dire que AIDA loue 2 hectares de terre au profit des enfants de Nénékro-Konankro. Nous avons demandé aux parents d’y planter ce qu’ils veulent pour pouvoir soutenir l’école. Parce que, certes AIDA est là, mais il faut qu’ils soient impliqués et assument des responsabilités.</p>
<p>C’est pour cela que chaque année, nous louons deux hectares de terre pour l’école et c’est à eux de planter ce qu’ils veulent. A ce que je sache, cette année, ils ont fait une belle récolte. Cela leur permettra d’investir aussi dans l’école en attendant que nous puissions construire des classes en dur pour les enfants. Nous avons des promesses et nous attendons toujours que ces promesses soient honorées.</p>
<figure id="attachment_5060" aria-describedby="caption-attachment-5060" style="width: 722px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-5060" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-1-300x169.jpg" alt="" width="722" height="407" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-1-300x169.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-1-768x432.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-1-200x112.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-1-150x84.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-1.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5060" class="wp-caption-text">Les personnalités présentes à la cérémonie.</figcaption></figure>
<p><strong>Quelles sont les difficultés majeures d’AIDA aujourd’hui ?</strong></p>
<p>Les difficultés, ce sont d’abord, les bénéficiaires que nous soutenons. L’esprit africain et l’esprit européen, la manière de travailler diffère. Il faut toujours expliquer, il faut toujours que les premiers acteurs soient impliqués. Ce n’est pas parce qu’on vient vous aider que vous devez rester là à tout attendre. Il faut que chacun apporte du sien afin que nous puissions avancer et pour que les projets réussissent.</p>
<p>Aussi, les difficultés c’est que c’est que nous venons d’ailleurs mais comme je le dirai toujours, je suis ivoirienne, je suis fille de la Côte d’Ivoire, je suis fille de Tiassalé. A cet effet, on aimerait bien que certaines personnes, certains cadres à qui nous nous adressons puissent soutenir les projets. Que la réalisation du projet ne soit pas qu’à la charge d’AIDA.  C’est vrai qu’en tant qu’AIDA, nous venons. Mais nous venons pour soutenir nos enfants, nos parents et autres. Donc il n’y a pas de raison que d’autres entités ne nous soutiennent pas.</p>
<p>On aimerait qu’il y ait de la complémentarité, comme ça ensemble on pourrait faire des choses grandioses. Que ce soit à Tiassalé et que ce soit ailleurs, si AIDA apporte un peu, il doit avoir une solidarité des autres cadres. Je viens en tant que présidente d’AIDA mais je suis là aussi en tant que fille de cette zone, ou bien fille ivoirienne, voyez-vous ?</p>
<p>Je viens en tant qu’une ONG française avec les fonds mais j’accompagne mes parents en tant qu’ivoirienne, en tant que fille de la région. Donc je souhaiterais que les cadres vers qui nous allons, à qui nous demandons de l’aide, s’ils le peuvent, qu’ils puissent s’approprier le projet pour que ça puisse réussir. Nous avons besoin de nous unir.</p>
<p><strong>Avez-vous un message particulier à lancer ?</strong></p>
<p>Je voudrais dire simplement qu’on nous simplifie les choses. Que les cadres des localités dans lesquelles nous intervenons puissent nous soutenir. C’est vrai que pour le moment nous sommes à Nénékro-Konankro, mais que les cadres puissent nous soutenir afin qu’ensemble nous puissions travailler pour atteindre de bons résultats. AIDA ne cherche pas de titre ni de nom. Nous, c’est pour soutenir nos enfants, nos petits frères, nos mamans et nos sœurs qui ont besoin d’aide. Ce n’est pas parce qu’AIDA vient avec des fonds de l’Europe qu’ils ne peuvent pas nous soutenir.</p>
<p>Je voudrais dire qu’AIDA ne cherche pas à se faire voir. Ce n’est pas du tout ça. Je n’ai pas l’intention d’abandonner ceux qui sont démunis, qui sont dans le besoin. AIDA fera ce qu’elle peut. Mais nous demandons aussi aux personnes, aux cadres qui ont les moyens de soutenir également les actions de AIDA qui est d’accompagner les femmes et les enfants et les enfants malades. C’est tout ce que nous leur demandons.</p>
<p>Aussi je voudrais dire merci à tous ces bénévoles d’ici et d’ailleurs, aux cadres qui nous accompagnent, aux chefs de villages qui sont à nos côtés lorsque nous organisons nos activités. Je n’oublie pas de dire merci à la Fondation Coallia-Stéphane Hessel, sans oublier les autres partenaires et dire merci à la presse qui nous suit et qui rend visible nos activités ce qui permet aux grandes structures de voir ce que nous faisons et nous viennent en aide. Vraiment merci à tous !</p>
<p style="text-align: right;">Réalisée par Benoît Kadjo</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Prof Prao Yao Séraphin (Enseignant Chercheur) : « Pour son développement, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance en riz »</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/prof-prao-yao-seraphin-enseignant-chercheur-pour-son-developpement-la-cote-divoire-doit-travailler-a-son-autosuffisance-en-riz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:06:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualite]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Autosuffisance en riz]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Production du riz]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=5040</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="1014" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Autosuffisance en riz en Côte d&#039;Ivoire" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3.jpg 1417w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-300x215.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-1024x733.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-768x550.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-200x143.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-150x107.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div>La Côte d’Ivoire importe énormément du riz pour nourrir sa population. Pendant ce temps, le pays enregistre un essor économique sans précédent, avec un taux de croissance qui oscille entre 6 et 7%.  L’émergence peut-elle aller de pair avec un pays qui peine à nourrir sa population ? Dans cette interview suscitée par Ferdinand Gogoua [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="1014" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Autosuffisance en riz en Côte d&#039;Ivoire" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3.jpg 1417w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-300x215.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-1024x733.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-768x550.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-200x143.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-3-150x107.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div><p><strong><em>La </em></strong><strong><em>Côte d’Ivoire importe énormément du riz pour nourrir sa population. Pendant ce temps, le pa</em></strong><strong><em>y</em></strong><strong><em>s enregistre un essor économique sans précédent, avec un </em></strong><strong><em>taux de croissance qui oscille entre 6 et 7%.  L’émergence peu</em></strong><strong><em>t-elle aller de pair avec un pa</em></strong><strong><em>y</em></strong><strong><em>s qui peine à nourrir sa population ? Dans cette interview suscitée par Ferdinand Gogoua de la BBC, </em></strong><strong><em>le professeur Prao Yao Séraphin ne passe pas par quatre chemins. Pour lui, la </em></strong><strong><em>Côte d’Ivoire</em></strong><strong><em> doit</em></strong> <strong><em>travailler à son autosuffisance si le pays veut aller à l’émergence économique.</em></strong></p>
<p><strong>Bonjour prof. </strong><strong>Prao Yao Séraphin, quelle est la situation des importations de riz en Côte d’Ivoire ?</strong></p>
<p>Le bilan n’est pas reluisant. En effet, la Côte d’Ivoire importe pour environ 1 milliard de dollars de riz chaque année, soit plus de 600 milliards de FCFA. Malgré les efforts de production, l&rsquo;atteinte de l&rsquo;autosuffisance demeure un défi majeur. La consommation par habitant a en effet augmenté de 20 % au cours de la dernière décennie, atteignant actuellement 84 kg par an, selon les données du Département américain de l&rsquo;Agriculture (USDA). Le pays affiche une consommation record avec une consommation par habitant supérieure à celle des Chinois ou des Thaïlandais. Alors que les autorités estiment qu&rsquo;une production de 2,1 millions de tonnes serait nécessaire pour satisfaire la demande nationale, l&rsquo;USDA évalue la consommation réelle à environ 2,5 millions de tonnes, tandis que l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO) l&rsquo;estime à 2,8 millions de tonnes.</p>
<p><strong>Peu</strong><strong>t-on savoir la capacité de production du pa</strong>y<strong>s en riz ?</strong></p>
<p><strong>Réponse :</strong>  Selon les données de l’USDA, la production de riz paddy est passée d’environ 1,8 million de tonnes lors de la campagne 2015/2016 à près de 2,3 millions de tonnes en 2024/2025, traduisant les efforts consentis ces dernières années pour relancer la riziculture locale. En 2025 donc, la production locale devrait atteindre 1,8 million de tonnes de riz blanchi selon les prévisions de l’Agence ivoirienne de développement de la filière rizicole (ADERIZ), de quoi couvrir 85% de la demande locale. On voit toutefois que cette progression demeure en deçà des besoins du marché, la consommation annuelle de riz blanc frôlant désormais les 3 millions de tonnes. Ce décalage persistant entre l’offre et la demande a mécaniquement renforcé le recours aux importations. La Côte d’Ivoire s’est ainsi hissée au rang de deuxième importateur africain de riz derrière le Nigeria, avec un stock provenant majoritairement de l’Inde, du Pakistan, du Vietnam et de la Thaïlande.</p>
<p><strong>Quelles sont les raisons de ce déficit d’autosuffisance en riz en Côte d’Ivoire</strong><strong> ?</strong></p>
<p>Plusieurs facteurs expliquent cette forte importation en riz.</p>
<p>Premièrement, la dépendance du pays en produits de rente. Pour le cacao, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de fèves de cacao, représentant 40% de la production mondiale. Le cacao constitue donc un pilier essentiel de l’économie ivoirienne, générant 40% des recettes d’exportation et contribuant entre 10 et 15% au PIB national, et le premier pourvoyeur de devises du pays, selon la Banque mondiale. L’économie du cacao représente 12% des recettes fiscales. Vous voyez que les produits de rente, comme le cacao, le café, le palmier à l’huile, l’hévéa, rendent les planteurs dépendants, les exploitent, les assujettissent. Du coup, les cultures vivrières sont délaissées au profit de l’agriculture de rente.</p>
<p>Deuxièmement, l’augmentation de la population ivoirienne. Entre 1960 et 2024, le nombre d&rsquo;habitants en Côte d&rsquo;Ivoire est passé de 3,50 millions à 31,93 millions, soit une augmentation de 811,5% en 64 ans. La Côte d&rsquo;Ivoire a connu la plus forte augmentation en 2017 avec 10,41%. L&rsquo;augmentation la plus faible en 2004 avec 2,11%. À l’horizon 2030, la population ivoirienne atteindrait environ 41,3 millions d’habitants, soit une augmentation de près de 7 à 8 millions de personnes en seulement quatre (04) ans. Cette hausse est considérable à l’échelle démographique, ce qui traduit un rythme d’accroissement vertigineux. À plus long terme, les projections indiquent une population d’environ 49,1 millions en 2035, ce qui correspond à une augmentation totale de 15 à 16 millions d’habitants en moins d’une décennie. Ainsi, entre 2020 et 2035, la population de la Côte d’Ivoire devrait presque doubler, confirmant ainsi une phase d’expansion démographique intense.</p>
<p>Troisièmement, le riz est la protéine végétale la plus consommée en Côte d&rsquo;Ivoire. Le riz est prisé parce qu’il permet aux familles nombreuses de satisfaire leur pitance journalière. Un sac de riz suffit pour nourrir toute une famille. L’urbanisation est aussi passée par là.  En 2024, le taux d&rsquo;urbanisation en Côte d&rsquo;Ivoire était de 54 pour cent. Les plus grandes villes du pays sont Abidjan, Abobo et Bouaké. Par rapport à l&rsquo;année précédente, la part de la population dans les villes a augmenté d&rsquo;environ 1,1%. Les zones rurales deviennent donc de moins en moins attrayantes pour les habitants, qui se tournent vers les villes. En règle générale, la vie y est plus chère, mais elle offre de meilleures infrastructures et possibilités d&#8217;emploi. Sur les dix dernières années, la croissance des citadins a été d&rsquo;environ 1,0 pour cent par an. La Côte d&rsquo;Ivoire a enregistré la hausse la plus marquée en 1961 avec 7,1 %. Selon les estimations du Département américain de l’agriculture (USDA), la consommation de riz en Côte d’Ivoire progresse à un rythme annuel compris entre 3 % et 4 %.  Dans les principaux centres urbains tels qu’Abidjan, Bouaké, Daloa ou encore Gagnoa, la céréale supplante progressivement les aliments de base traditionnels comme le manioc, l’igname ou le taro. Cette transition alimentaire se reflète clairement dans les chiffres de consommation par habitant. D’après l’organisme américain, un Ivoirien consomme aujourd’hui en moyenne 84 kilogrammes de riz par an, contre environ 58 kilogrammes il y a une vingtaine d’années. Dans le pays, le riz représente près de 60 % de la production céréalière totale, loin devant le maïs, le mil ou le sorgho.</p>
<p>Quatrièmement, la politique du pays n’a pas suivi l’accroissement des besoins des populations. Le gouvernement ivoirien a pendant longtemps oublié les produits vivriers au profit du cacao, du café, de l’anacarde et du palmier à huile.</p>
<p><strong>Quels sont les problèmes liés à la production de riz en Côte d’Ivoire</strong><strong> ?</strong></p>
<p>Les problèmes sont légions. En premier lieu, les champs sont secs, la faute au changement climatique. En fait, en Côte d’Ivoire, c’est la riziculture fluviale qui est importante. En 2024, à peine 3% des rizières ivoiriennes étaient irriguées. Le reste dépend de la pluie. Du coup, les producteurs sont en <em>insécurité</em> avec <em>les problèmes d’intempéries, les pluies ne respectant plus les saisons.  </em>En effet, la filière riz subit de plein fouet les aléas climatiques, avec une sécheresse prolongée par endroits et des inondations dans d&rsquo;autres régions, compromettant les rendements.</p>
<p><em>En second lieu,</em> l<em>e </em><em>coût minimum à l’hectare es</em>t élevé et les producteurs n’ont pas de financement suffisant. Pour certains producteurs, cela coûte environ <em>40</em><em> </em><em>000</em><em> </em><em>francs</em><em> </em><em>CFA (60 euros). Ce son</em>t des coûts liés à <em>la préparation des sols, aux intrants. On voi</em>t donc que la pénurie de financement décourage les producteurs à investir dans les semences, les engrais ou les pesticides, au détriment des rendements. Le résultat est que cette culture est majoritairement vivrière et familiale. Les parcelles sont petites, les récoltes très dépendantes de la pluviométrie et les pertes énormes.</p>
<p>En troisième lieu, les conflits fonciers récurrents qui freinent l’expansion des surfaces cultivables ainsi que l’intrusion d’eau salée dans certaines zones productrices, impactant la qualité des récoltes.</p>
<p>En quatrième lieu, le riz local subit aussi la compétition du riz importé. En effet, le riz importé est parfois moins cher que le riz local.  Deux raisons au moins, expliquent cet état de fait. La première est que les techniques agricoles encore rudimentaires ne permettent pas un meilleur rendement, donc une production faible. La seconde est que le gouvernement ne subventionne pas assez le secteur afin de lui donner les moyens financiers nécessaires.</p>
<p><strong>Que fait le gouvernement ivoirien face à cette situation de dépendance en riz </strong><strong>?</strong></p>
<p>Le gouvernement fait quand même des efforts. Dans le cadre de la nouvelle « Stratégie nationale de développement de la filière riz » (SNDR 2), d&rsquo;un coût global de 1,3 milliard de dollars pour la période 2024-2030, la Côte d’Ivoire vise une production de 3,2 millions de tonnes de riz blanchi à l&rsquo;horizon 2030. La première phase, dotée de 546 millions de dollars, s&rsquo;étend de 2024 à 2027, tandis que la seconde, avec un budget de 770,7 millions de dollars, couvrira la période 2028-2030. Les axes prioritaires incluent l&rsquo;extension des surfaces rizicoles exploitées, une gestion optimisée des ressources en eau et l&rsquo;amélioration des rendements. Pour le gouvernement, la solution passe impérativement par la transition d’une agriculture pluviale vers une agriculture irriguée. Le gouvernement ivoirien compte sur les Agences de promotion des investissements (API) de l’espace Francophone pour attirer les capitaux nécessaires à cette transformation. Le fer de lance de cette stratégie est également le déploiement de neuf agropoles à travers le pays. A ce jour, sur les neuf agropoles prévues, trois ont déjà connu un début d’opérationnalisation avec l’appui de bailleurs de fonds internationaux, c’est l’agropole du Centre qui est déjà opérationnel, l’agropole du Nord qui est en construction et celle du Nord-Est également. Selon le ministre Bruno Koné, il reste six autres agropoles en attente de financement et chacune des agropoles fait entre 150 et 200 milliards de FCFA. Donc, il y a à peu près entre 1 000 et 1 200 milliards de FCFA d’investissements attendus, ce qui constitue une opportunité d’investissement.</p>
<p><strong>Prof. </strong><strong>Prao Yao Séraphin, quelles son</strong>t<strong> vos solutions face à cette situation alarmante des importations de riz en Côte d’Ivoire ?</strong></p>
<p>Avant de donner quelques pistes de solutions, disons qu’en Côte d’Ivoire, il pleut presque toute l’année, avec ses bas-fonds qui peuvent nourrir la sous-région. La Côte d’Ivoire dispose de tous les atouts pour atteindre l’autosuffisance en riz, comme en 1975. Le pays possède plus d’un million et demi d’hectares de terres rizi-cultivables et cela en condition pluviale, inondée et irriguée.</p>
<p>La première piste est le passage d’une riziculture pluviale à une riziculture irriguée. L&rsquo;écosystème à riz irrigué, où deux ou trois cycles culturaux peuvent se succéder par an sur le même casier, est caractérisé par un meilleur contrôle de l&rsquo;eau en surface, le meilleur herbicide. D’ailleurs, pour le paysan, un hectare de riziculture irriguée rapporte en moyenne 250 000 FCFA par cycle contre 175 000 FCFA pour la riziculture de bas-fonds pluvial et seulement 50 000 FCFA pour la riziculture de plateau pluvial. Cette disparité met en évidence la nécessité d’investissements dans les infrastructures d’irrigation et les intrants agricoles afin d’améliorer le revenu des producteurs.</p>
<p>La seconde piste est le soutien de l’État en matière d’irrigation. En effet, comme les barrages coûtent très cher, le gouvernement pourrait aider à des installations d’irrigations plus légères le long des rivières, plutôt que des barrages agricoles. Le coût d’aménagement d’un hectare irrigué est estimé entre 30 et 45 millions de FCFA. Avec l’irrigation, les rendements vont augmenter. Avec la riziculture pluviale qui représente 87% des superficies totales, les rendements sont très faibles avec 0,8 tonne par hectare. Des efforts engagés ont fait que, pour le riz pluvial, nous sommes passés de 800 kg à l’hectare à un rendement compris entre 1 200 et 1 500 kg à l’hectare aujourd’hui<em>.</em> Pour le riz irrigué, nous sommes passés de trois tonnes à l’hectare par cycle à 5,5 tonnes à l’hectare par cycle.</p>
<p>La troisième piste, très importante reste le changement de la perception des consommateurs ivoiriens sur la qualité du riz local. Le riz importé est perçu comme plus homogène et de meilleure qualité que le riz local. Une campagne nationale de communication doit permettre de repositionner le riz local comme un produit de bonne qualité. Une telle politique pourra faciliter la politique de la distribution et de l’accessibilité du riz au niveau national.</p>
<p>La quatrième piste pourrait être un protectionnisme éducateur et des faveurs à l’écoulement du riz local. Pour protéger le secteur de la concurrence étrangère, il faut une taxe sur le riz importé afin de permettre au riz local de monter en gamme, en termes de compétitivité. De même, le riz local doit être privilégié dans les cantines, écoles et lycées de Côte d’Ivoire.</p>
<p>La cinquième piste demeure une industrialisation de la filière et l’engagement du secteur privé. Avec l’aide de partenaires étrangers – l’Inde au premier chef –, le pays a ainsi renforcé le parc industriel existant avec 30 usines et 100 mini-usines. Les concessions de ces fabriques ont ensuite été attribuées à des opérateurs privés, des transformateurs qui travaillent avec les petits producteurs en amont, et les distributeurs en aval. Le circuit repose sur la contractualisation, un modèle où chaque acteur s’engage envers l’autre, sans présence directe de l’Etat. Mais lancé en 2018, ce nouveau système peine à faire ses preuves.</p>
<p>Il semble que <em>toutes les usines ne sont pas opérationnelles, et celles qui le sont ne travaillent pas en flux tendu. Selon </em>le chercheur Patricio Mendez del Villar, la réussite de ce nouveau modèle repose sur la <em>« confiance des uns envers les autres ». </em>Or, le petit producteur ne voit pas toujours d’un bon œil l’arrivée d’acteurs urbains nationaux ou étrangers qui lui dictent la manière de produire du riz. <em>« La plupart des petits producteurs sont d’abord dans de l’agriculture de subsistance, et ça n’est pas facile de se transformer en opérateur agricole du jour au lendemain »</em>, ajoute le chercheur. Les sociologues doivent jouer un puissant rôle ici pour transformer les mentalités.</p>
<p>La sixième piste serait de privilégier également le recours aux services techniques pour ceux qui sont réfractaires à la mécanisation. Lorsqu’on parle de mécanisation, on dit automatiquement qu’il faut donner des tracteurs, des motoculteurs, etc. aux producteurs. Mais ça ne dure pas ! On va donner un tracteur à un producteur, qui ne sait pas comment l’entretenir. Nous disons que l’essentiel pour le producteur, c’est que le labour soit fait, que la récolte soit faite. Donc, au lieu d’équiper le producteur, il est possible de mettre en place des prestataires de service. Le plus souvent, c’est ce qu’on entend dans les zones rizicoles.</p>
<p><strong> </strong><strong>Prof. </strong><strong>Prao Yao Séraphin, quelle est votre conclusion ?</strong></p>
<p><strong> </strong>Le président Felix Houphouët Boigny disait et je cite « L&rsquo;homme qui a faim n&rsquo;est pas un homme libre. Il n&rsquo;a ni la volonté, ni la force de s&rsquo;élever au-dessus des contingences matérielles pour se comporter en Être pensant ». Si la Côte d’Ivoire doit importer plus de 600 milliards chaque année pour nourrir sa population, en riz, alors, son développement économique sera retardé. Regardez un peu l’Université de Bondoukou, située au Nord-Est de la Côte d’Ivoire, dont le coût total est estimé à 85 milliards de FCFA (Financée par la BID). Avec 600 milliards, nous pouvons en construire au moins 7 universités de ce type. Si on considère le coût global de 30 milliards de FCFA, pour la construction du Centre Hospitalier Régional (CHR) d’Adzopé (Région de la Mé), alors les 600 milliards peuvent construire 20 CHR pour le bonheur des ivoiriens. C’est pourquoi, nous disons que pour son développement, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance en riz.</p>
<p style="text-align: right;">Interview réalisée par BBC</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hermann Essan Kouamé (Candidat à la présidentielle de 2025) : « La Côte d&#8217;Ivoire est riche malheureusement sa population est pauvre »</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/hermann-essan-kouame-candidat-a-la-presidentielle-de-2025-la-cote-divoire-est-riche-malheureusement-sa-population-est-pauvre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 01:13:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualite]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Election présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=4232</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="567" height="453" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon.jpg 567w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon-300x240.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon-200x160.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon-150x120.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px" /></div>Hermann Essan Kouamé, jeune cadre ivoirien, consultant marketing et management, a récemment, à l&#8217;occasion d&#8217;une conférence de presse dévoilé son ambition de devenir président de la République de Côte d&#8217;Ivoire. Dans cette interview accordée au groupe de presse Govcom, éditeur des organes ledemocrateplus.com, justeinfos.net etc., le candidat déclaré revient en long et large sur la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="567" height="453" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon.jpg 567w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon-300x240.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon-200x160.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-bon-150x120.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px" /></div><p><strong><em>Hermann Essan Kouamé, jeune cadre ivoirien, consultant marketing et management, a récemment, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une conférence de presse dévoilé son ambition de devenir président de la République de Côte d&rsquo;Ivoire. Dans cette interview accordée au groupe de presse Govcom, éditeur des organes ledemocrateplus.com, justeinfos.net etc., le candidat déclaré revient en long et large sur la définition de son projet PIVO. Il a pour principal défit le développement économique de la Côte d&rsquo;ivoire, prévoyant la création de 7 400 000 emplois.</em></strong></p>
<p><strong>Qui est Hermann Essan Kouamé ?</strong></p>
<p>Je m&rsquo;appelle Hermann Essan Kouamé. Je suis ivoirien d&rsquo;origine, de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d&rsquo;origines. Je suis né dans la zone du Centre-Est de la Côte d&rsquo;ivoire. J&rsquo;ai d&rsquo;abord débuté mes études dans mon village natal avant de les poursuivre à Daoukro. Ville dans laquelle j&rsquo;ai obtenu mon Bac série D. Je me suis retrouvé par la suite à faire des formations universitaire, option économie et géographie.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4234 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-2-300x225.jpg" alt="" width="573" height="430" /></a>Et après le master doctoral, j&rsquo;ai obtenu un diplôme d&rsquo;ingénieur de conception en marketing management. J&rsquo;ai, par la suite, fait une formation pour être consultant. J&rsquo;ai aussi fait une autre formation dans le domaine de l&rsquo;administration des entreprises. Parlant de vie professionnelle, j&rsquo;ai fait la coordination des projets. Il s&rsquo;agit du premier programme de développement local africain. C&rsquo;est un programme qui est basé sur le développement des mécanismes de développement des pays africains. Quand on parle de pays africains, c&rsquo;est pratiquement tous les pays mais il s&rsquo;agit plus exactement des pays en retard sur le développement. Par la suite, j&rsquo;ai mené des activités de consultance. Activité dans laquelle j&rsquo;exerce donc aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><strong>Vous avez récemment animé une conférence de presse au cours de laquelle vous avez annoncé votre candidature à la prochaine élection présidentielle en Côte d&rsquo;Ivoire. A cette occasion, vous avez dit que vous n&rsquo;êtes pas un homme politique. Vous avez plutôt parlé de projet PIVO, pour permettre à la Côte d&rsquo;Ivoire et aux Ivoiriens de rompre avec la souffrance et les difficultés si vous êtes élus. Alors concrètement c&rsquo;est quoi le projet PIVO ?</strong></p>
<p>Déjà, je souhaite que tout le monde puisse rompre avec l&rsquo;ancienne politique. C&rsquo;est d&rsquo;abord la première chose qu&rsquo;il faut comprendre. Parce qu&rsquo;il y a une politique qui détruit et une autre politique qu&rsquo;il faut maintenant mener qui construit. Quand je dis qui détruit ce n&rsquo;est pas forcément dans le sens péjoratif mais dans le sens où cette politique connait ses limites.</p>
<p>Il faut alors désormais penser à évoluer avec la nouvelle qui permettre au monde entier de pouvoir mieux se lancer sur le chemin de la paix, de l&rsquo;harmonie et de la tranquillité, sur la voie surtout du développement harmonieux. Alors lorsque l&rsquo;on s&rsquo;inscrit dans cette politique, il n&rsquo;est pas un politicien que l&rsquo;on connait. Nous ne sommes donc pas politiciens chez nous. Ce que nous faisons, c&rsquo;est plutôt la politique du développement.</p>
<h3><strong>« Le PIVO est un projet de développement économique pour les États qui sont en retard… »</strong></h3>
<p>C&rsquo;est également une nouvelle orientation politique qui permet d&rsquo;apaiser le monde, c&rsquo;est à dire une nouvelle orientation permettant d&rsquo;apaiser le monde. Pratiquement, c&rsquo;est un peu cela. Maintenant c&rsquo;est quoi le PIVO. En terme simple le PIVO, c&rsquo;est un projet, c’est-à-dire, un projet de développement économique pour les États qui sont en retard ou ayant accusé un retard sur le développement économique tels que les pays d&rsquo;Afrique et certains d&rsquo;Amérique du sud, de quelques pays d&rsquo;Asie et pays d&rsquo;Europe.</p>
<p>Mais principalement le PIVO est centré sur la Côte d&rsquo;Ivoire. Le PIVO a deux piliers. Le premier pilier est le levier conventionnel. Ce levier conventionnel étant la somme pratiquement de tout ce qui est comme conditions permettant d&rsquo;octroyer une vie assez paisible et agréable à l&rsquo;homme. On parlera donc de volet social, environnemental, de bienêtre social et économique.</p>
<p><strong>Alors après la présentation du projet PIVO, ce projet n’est-il pas trop beau pour être vrai ? </strong></p>
<p>Comment y arriver. Et, moi je dirai plutôt quel est le mécanisme pour y arriver ? Il y a le mécanisme. Parce que pour qu&rsquo;on puisse développer, il y a des étapes. On peut donc parler des différentes phases de la réalisation. Tout simplement, il faut comprendre pour développer, il faut former le capital humain. Comment y arriver, dans un premier temps ? Il faut donc déjà former le capital humain. Par la suite, il faut étudier de des modèles. En commençant par la première étude qui permet de retracer tout ce qui est comme diagnostic du pays retraçant également le contenu en ce qui concerne les forces et les faiblesses secteurs par secteurs.</p>
<p>Et lorsqu&rsquo;on finit, à ce stade nous avons une vue de l&rsquo;ensemble de la chose. Puis, par la suite encore, on va modéliser. On modélise les structures. Quand on parle de modéliser, on parle par exemple du développement des entités qui seront dans les espaces de développement. Il faut donc modéliser les espaces de développement.</p>
<p>Puis ensuite, les entités qui vont être implantées telles que les banques. Il faut aussi faire la conception architecturale. C&rsquo;est donc ces éléments dans la question du comment. Ainsi   , lorsqu’on finit de faire la formation du capital humain, le diagnostic et par la suite tout ce qui et modèle, on passe maintenant à la question de l&rsquo;urbanisation. Alors l&rsquo;urbanisation c&rsquo;est quoi ?</p>
<h3><strong>« Pour arriver à l’Urbanisation, il faut aussi créer des banques qui vont permettre d&rsquo;accompagner le développement »</strong></h3>
<p>L&rsquo;urbanisation est un concept qui renvoie au développement des villes. Lorsqu&rsquo;on va entamer les différentes phases, c&rsquo;est à dire construire tout ce qui est comme paramètre en parlant des unités de satisfaction de besoins et leurs sièges cela va donc permettre d&rsquo;atteindre ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;urbanisation. Mais pour y arriver, il faut aussi créer des banques qui vont permettre d&rsquo;accompagner le développement.</p>
<p>Et pour chaque espace de développement, il y aura une banque avec des sièges. Donc il y aura 7000 sièges pour les 7000 espaces de développement. Il y a la banque et à côté de cela on va pratiquement assoir tout ce qui est comme contenu pour pourvoir démarrer le développement. C&rsquo;est un mécanisme. Le comment est donc un mécanisme.</p>
<p><strong>Aussi que reprochez-vous aux différents dirigeants qui se sont succédés à la tête du pays. Vous évoquiez dans votre propos liminaire lors de votre conférence de presse de rompre d&rsquo;avec l&rsquo;ancienne politique pratiquée par ceux-là ?</strong></p>
<p>Non, je n&rsquo;ai rien à leur reprocher mais je trouve tout simplement que cette politique connait ses limites. L&rsquo;ancienne politique est exclusivement centrée sur la nation. Et lorsque l&rsquo;on est uniquement centré sur la nation, on oublie la population. Vous savez ce qu&rsquo;on dit de la Côte d&rsquo;Ivoire à l&rsquo;extérieur ?</p>
<p>On dit que la Côte d&rsquo;ivoire est un pays riche. Mais malheureusement les Ivoiriens qui y vivent sont pauvres. Donc quand vous vous appuyez uniquement sur la question de la nation, c&rsquo;est une bonne chose. Sauf qu&rsquo;il y a un écart entre le niveau de vie de la population et le niveau de vie de la nation. Donc c&rsquo;est trop dire que vouloir rompre avec cette politique là mais nous voulons plutôt aller au-delà.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4235 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-3-300x201.jpg" alt="" width="473" height="317" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-3-300x201.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-3-200x134.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-3-150x100.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/05/Hermann-Essan-Kouame-3.jpg 709w" sizes="auto, (max-width: 473px) 100vw, 473px" /></a></p>
<p>C&rsquo;est donc d&rsquo;y ajouter un autre volet. Ce qui veut donc dire que la nouvelle politique va prendre en compte les deux, c&rsquo;est à dire la nation et ceux qui animent cette nation qui sont les plus importants. Parce que si vous faites un peu la remarque à ce niveau, vous allez constater qu&rsquo;on peut prendre des personnes qui vont allez sur le champ de bataille par exemple pour la question de la nation. Leur vie n&rsquo;importe pas.</p>
<p>C&rsquo;est la vie de la nation qui importe. Il faut aller pour la défense de nos ressources par le pétrole, battez-vous, s&rsquo;il en faut au prix de leur vie. Ça n&rsquo;est pas grave. C&rsquo;est au nom de la nation. Donc c&rsquo;est cette orientation de la scène politique.</p>
<p><strong><em>Quel message avez-vous à lancer à l&rsquo;endroit des Ivoiriens avant que les choses sérieuses ne commencent ?</em></strong></p>
<p>Je veux appeler les Ivoiriens à l&rsquo;unité. Car à l&rsquo;heure actuelle où nous sommes ce n&rsquo;est plus une question de parti politique. Il est plutôt temps que nous unissons nos forces. Parce que si nous n’unissons pas nos forces pour faire face aux défis qui nous attendent, ça va être compliquer. C&rsquo;est dans l&rsquo;intérêt du peuple ivoirien. Que celui-ci soit ici en Côte d&rsquo;Ivoire ou à l&rsquo;extérieur. Il convient plus que jamais de parler d&rsquo;une même voix.</p>
<p>Beaucoup de choses peuvent nous diviser, certes, mais aujourd&rsquo;hui, nous ne sommes plus à ce niveau. Bien plus nous devons rester aligner sur notre objectif commun, la Côte d&rsquo;Ivoire. Par ailleurs, nous lançons un appel aux âmes de bonne volonté à nous soutenir, que ce soit, humainement, matériellement, financièrement, spirituellement. Nous invitons vraiment tout le monde à aider sur tous ces plants. Nous comptons sur la solidarité des Ivoiriens.</p>
<p style="text-align: right;">Réalisée par Hélène Aka</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pdci-Rda Koumassi / Yao N’Goran Kouakou Germain (SG section 11) :  « …la mobilisation est toujours un défi »</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/pdci-rda-koumassi-yao-ngoran-kouakou-germain-sg-section-11-la-mobilisation-est-toujours-un-defi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 00:34:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualite]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Politique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Délégation Pdci-Rda Koumassi 2]]></category>
		<category><![CDATA[Formation Pdci-Rda]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=4106</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="1063" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1.jpg 1417w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-300x225.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-1024x768.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-768x576.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-86x64.jpg 86w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-200x150.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div>Yao N’Goran Kouakou Germain est le secrétaire général de la Section 11 de la délégation Pdci-Rda Koumassi 2. Sa section a initié, le dimanche 06 avril 2025 une session de formation à l’endroit des jeunes militants et militants du Pdci-Rda de Koumassi. A l’issue de cette formation dont le thème est « Pourquoi Tidjane Thiam [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="1063" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1.jpg 1417w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-300x225.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-1024x768.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-768x576.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-86x64.jpg 86w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-200x150.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-1-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div><p><strong><em>Yao N’Goran Kouakou Germain est le secrétaire général de la Section 11 de la délégation Pdci-Rda Koumassi 2. Sa section a initié, le dimanche 06 avril 2025 une session de formation à l’endroit des jeunes militants et militants du Pdci-Rda de Koumassi. A l’issue de cette formation dont le thème est « Pourquoi Tidjane Thiam ? » le groupe de presse justeinfos.net et ledemocrateplus.com l’a interviewé pour en savoir davantage sur sa section et ses perspectives en cette année électorale. </em></strong></p>
<p><strong>Vous venez de participer à une session de formation, dont votre section est unitiatrice.  Qu&rsquo;est-ce qui vous a amené à organiser cette formation ? </strong></p>
<p>Cela est parti d’un simple constat. Les ennemis du parti et de Côte d’Ivoire, si je peux m’exprimer ainsi se sont adonnés à une campagne de diffamation depuis un certain moment qui mettait à mal plus ou moins le parti. Et nous en tant que responsable du parti, la première barrière, le premier rempart, il était plus qu&rsquo;important pour nous de prendre pleinement notre place dans cette lutte qui est une lutte pour la liberté, une lutte pour la vérité et pour la justice. Voilà, c’est un peu ça.</p>
<p><strong>Après cette formation, quelles sont vos impressions ?</strong></p>
<p>J&rsquo;ai été, en tout cas, agréablement surpris pour une première formation, pour une première tentative, pour un coup d&rsquo;essai. On dirait qu&rsquo;on a eu droit à un coup de maître et je suis vraiment, vraiment, satisfait. En tout cas, c&rsquo;est des sentiments de gratitude. Je suis très reconnaissant envers le délégué, le délégué, l&rsquo;honorable Emolo Claude qui n&rsquo;a ménagé aucun effort pour, en tout cas, rendre ce projet une réalité. Je veux profiter de votre média pour remercier toutes les personnalités qui ont honoré de leur présence à cette formation.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4108 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-4-300x225.jpg" alt="" width="580" height="435" /></a></p>
<h3><strong>« La bataille sera rude »</strong></h3>
<p>Je veux parler entre autres de Mme Bello, de M. Zoumana Gbané qui se sont déplacés en personne pour venir honorer de leur présence, aussi à tous les autres secrétaires généraux des autres sections qui sont venus nous soutenir. En tout cas, vraiment, c&rsquo;est un sentiment de gratitude. Merci beaucoup.</p>
<p><strong>Quel commentaire pouvez-vous faire au niveau de la mobilisation pour cette formation ?</strong></p>
<p>La mobilisation, en vrai, comme je l&rsquo;ai dit tantôt, on n&rsquo;espérait pas avoir cette mobilisation. Parce que nous sommes une jeune section. Nous sommes le résultat d&rsquo;une section déjà brisée, une section qui renaît de ses cendres. Et quand c&rsquo;est comme ça, la mobilisation est toujours un défi. Et par la grâce de Dieu, il y a eu plus de peur que de mal. Voilà, et nous sommes entièrement satisfaits.</p>
<p><strong>Vous venez de mettre le pied dans le plat. Vous héritez d’une section qui n’est pas épargnée de crise. Que faites-vous véritablement après votre arrivée en tant secrétaire de section pour donner un nouveau souffle à votre section afin que celle-ci joue une part active à la prochaine élection présidentielle à Koumassi ? </strong></p>
<p>Je dirais que le travail se fait à chaque instant, à tout moment. Que nous soyons à la maison ou pendant des formations ou pendant des réunions, on fait le travail à tout moment parce que c&rsquo;est un travail qui concerne l&rsquo;information de la masse, l’éducation de la masse.</p>
<p>Et nous le faisons à chaque instant. Lorsque nous avons des opportunités comme celle-là de fait venir des sachants pour former la masse on n’hésite pas une seconde. Nous avons plusieurs choses en vue. Ce que nous venons d’initier aujourd’hui n’est que le point de départ de plusieurs autres initiatives que nous prendrons dans le futur ici à Koumassi. Et nous croyons qu’il y a du champ. Nous n’allons pas résigner face aux efforts que cela demande.</p>
<p><strong>En tant que jeune secrétaire général de section, quelles sont vos difficultés sur le terrain ? </strong></p>
<p>Les difficultés sur le terrain, il y a d&rsquo;abord la question de mobilisation. On ne fait pas forcement l’unanimité.  Il est question de toujours s’imposer, montrer que quand on a du mérite, qu&rsquo;on n&rsquo;est pas là par hasard, montrer qu’on n&rsquo;est pas venu en villégiature.</p>
<p>Il est questions pour le jeune et le nouveau secrétaire général de section que je suis de chaque fois chercher à faire ses preuves pour pouvoir m’imposer. Je crois que c&rsquo;est la plus grosse difficulté. Mais je crois qu&rsquo;avec l&rsquo;aide de Dieu, on va y arriver sainement.</p>
<p><strong>Après cette première initiative que vous venez de prendre, avez-vous un message particulier à lancer à l&rsquo;endroit des militants de votre section, des militants de Koumassi surtout que nous sommes dans une année électorale ? </strong></p>
<p>Effectivement, j&rsquo;ai un message. A la section 11 du Pdci-Rda de Koumassi 2, notre leitmotiv est « octobre 2025, c&rsquo;est maintenant. » C&rsquo;est-à-dire à chaque instant, il est question de travailler pour que, au soir du 25 octobre 2025, ce soit notre champion, notre président, le ministre Tidjane Thiam, qui soit élu comme président pour être aux commandes de la Côte d&rsquo;Ivoire. Et j&rsquo;aimerais donner comme conseils à tous les membres de ma section, en premier lieu, de rester mobilisés et d&rsquo;être les premiers remparts du parti, ici, à Koumassi et partout, où ils se retrouveront.</p>
<h3><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4109 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1-300x200.jpg" alt="" width="721" height="480" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1-300x200.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1-1024x683.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1-768x512.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1-450x300.jpg 450w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1-200x133.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1-150x100.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2025/04/Interview-Delegation-Pdci-Rda-Koumassi-2-Section-11-1.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 721px) 100vw, 721px" /></a><strong>« C&rsquo;est maintenant qu&rsquo;on doit travailler, c&rsquo;est maintenant qu&rsquo;on doit s&rsquo;engager »</strong></h3>
<p>Et en ce qui concerne les autres sections de Koumassi, comme ailleurs, partout en Côte d&rsquo;Ivoire, j&rsquo;aimerais leur dire que la bataille s&rsquo;annonce. Et ça sera rude. Et il sera question de s&rsquo;armer de beaucoup de courage, de beaucoup de résilience pour y arriver. C&rsquo;est maintenant qu&rsquo;on doit travailler, c&rsquo;est maintenant qu&rsquo;on doit s&rsquo;engager. C&rsquo;est maintenant qu&rsquo;on doit mobiliser les troupes pour y arriver.</p>
<p>Et de telles initiatives sont des choses qui devraient être prises partout, de telles sortes que personnes ne soit surprise quand les choses sérieuses vont commencer. Et par cette formation, je crois que les intervenants nous ont donnés de la matière et nous saurons comment l’utiliser sur le terrain. Je vous remercie.</p>
<p style="text-align: right;">Réalisée par Benoît Kadjo</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Téléphonie mobile : Djassa ou marché noir, une opportunité mais…</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/telephonie-mobile-djassa-ou-marche-noir-une-opportunite-mais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 18:08:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualite]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Djassa]]></category>
		<category><![CDATA[Téléphonie mobile]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=3678</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="1064" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Djassa" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1.jpeg 1417w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-300x225.jpeg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-1024x769.jpeg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-768x577.jpeg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-86x64.jpeg 86w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-200x150.jpeg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-150x113.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div>L’appel des djassamL’appel des djassamen à l’Etat de Côte d’Ivoire et autorités communalesen à l’Etat de Côte d’Ivoire]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="1064" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Djassa" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1.jpeg 1417w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-300x225.jpeg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-1024x769.jpeg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-768x577.jpeg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-86x64.jpeg 86w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-200x150.jpeg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-1-150x113.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div><p><strong><em>Si aujourd’hui, chacun se targue de posséder un téléphone cellulaire avec l’évolution du temps, force est de reconnaître qu’aux premières heures de cette innovation majeure, ce ne fut pas à la portée de tous. Le blackmarket ou Djassa était le dernier recours pour beaucoup d’abidjanais et les économiquement faibles pour espérer posséder un téléphone ou lalé (en jargon), en dépit de la mauvaise perception véhiculée. Aujourd’hui, modernisés, ces endroits sont plus ou moins fréquentables et en pleine expansion. Incursion. </em></strong></p>
<h4><strong>Djassa une opportunité d’emploi pour la jeunesse abidjanaise</strong></h4>
<p>Adjamé, Treichville, Koumassi et Yopougon… sont les places fortes où la vente parallèle des téléphones et des ordinateurs se sont développés surtout dans la capitale économique ivoirienne. Avant de devenir une vitrine de la mode, des téléphones et accessoires, le Djassa à l’origine, était entièrement un marché noir où toutes sortes d’articles de seconde main se vendaient. Parfois par système de troc ou semi. « Au lycée déjà, quand on avait besoin d’une paire de basket ou autres articles de qualité ou valeur authentique, on partait voir le djassaman et le tour était joué », soutient M. Harding Koffi président de l’Union des Commerçants de Wacouboué (UCWA), dans la commune de Yopougon.</p>
<figure id="attachment_3680" aria-describedby="caption-attachment-3680" style="width: 665px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3680" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2-300x225.jpeg" alt="Djassa de téléphone mobile" width="665" height="499" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2-300x225.jpeg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2-1024x768.jpeg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2-768x576.jpeg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2-86x64.jpeg 86w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2-200x150.jpeg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2-150x113.jpeg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/12/vente-de-telephone-portable-2.jpeg 1417w" sizes="auto, (max-width: 665px) 100vw, 665px" /></a><figcaption id="caption-attachment-3680" class="wp-caption-text">Harding Koffi, president de l’UCWA et des membres de son organisation.</figcaption></figure>
<p>Parce que selon lui, c’est une vente à la sauvette donc, « la transaction est très rapide et de gré à gré ». « Ce qui nous exposait parfois à toutes sortes d’insécurité », ajoute KM commençant au Blacketmarket d’Adjamé.</p>
<p>Aujourd’hui, force est de reconnaître que le djassaman n’est plus ce jeune dont on se méfiait tant. « Le djassaman d’aujourd’hui est un homme d’affaires, un travailleur de l’informel qui apporte à l’économie en réduisant le chômage par ricochet », affirme Harding Koffi. Même appréciation de la part de Ouédraogo à Treichville qui défend que le djassa en dépit d’une perception parfois négative, a contribué à rendre indépendants beaucoup de jeunes sur le plan social.</p>
<p>« C’est un marché assez porteur qui génère des chiffres d’affaires impressionnants. Dont les bénéfices ont permis à certains de réussir à leur concours administratif. D’autres de vivre aujourd’hui en Europe », souligne le président du UCWA pour montrer qu’ils n’ont pas eu tort d’opérer ce choix.</p>
<h4><strong>Le Djassa, un milieu à risque…</strong></h4>
<p>Si, à première vue, tout semble baigner dans l’huile pour les djassamen, force est de noter que ce milieu regorge de multiples et difficiles problèmes. Comme toute activité, ce domaine revêt en son sein des brebis galeuses qui par leurs comportements indélicats, finissent par jeter l’opprobre et le discrédit sur l’ensemble de la corporation. Vols et braquages de téléphones entre autres&#8230; « Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) le système de traçage est devenu en partie un sérieux problème pour nous. Beaucoup des nôtres ont perdu tout leur capital », se désole Harding Koffi.</p>
<p>Et d’expliquer ensuite que « des personnes véreuses qui soustraient frauduleusement des appareils, viennent vers nous comme propriétaires prétextant avoir des soucis d’ordre social. D’autres plus ingénieuses, falsifient des reçus en leur nom et se présentent avec des téléphones cartonnés. Finalement, ce sont les djassamen qui paient le prix fort avec parfois des emprisonnements. »</p>
<p>À ces difficultés récurrentes, il faut ajouter les taxes et les impôts qui ne cessent de gripper face à un marché au ralenti, dû selon ses acteurs, à la conjoncture économique. Impactant une marge bénéficiaire qui, au dire de certains, suit depuis une courbe décroissante. Même si des efforts sont déployés pour maintenir le cap. Également, ils stigmatisent le comportement des maisons de téléphonie qui descendent dans l’arène de détail pour une concurrence jugée par eux déloyale.</p>
<h4><strong>Le plaidoyer et l’appel des djassamen aux autorités </strong></h4>
<p>Face à ces difficultés, moult solutions ont été adoptées du côté de Yopougon pour endiguer l’action des vendeurs véreux. En instaurant un registre pour tous ceux qui vendront désormais des portables de seconde main. Echecs et mâts. Parce que non reconnu par les autorités. En outre, tous demandent pour la prospérité du secteur, l’accompagnement de l’Etat pour résoudre certains de leurs problèmes entre autres en facilitant l’accès au crédit.</p>
<p>« Nous souhaitons que les autorités municipales ou étatiques se penchent sur notre situation. Parce que celui de Yop par exemple est très grand revendiquant au passage plus de 2000 personnes (avec des nouveaux arrivants des casses de Liberté et de Ficgayo). Certaines, très qualifiées et d’autres moindre, ont décidé d’embrasser définitivement cette activité », plaide le président Harding.</p>
<p>Espérons que ce plaidoyer ait un écho favorable auprès des autorités concernées</p>
<p style="text-align: right;">                                                                                                                                  Félix Yao</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bonne gouvernance en Afrique / Prof Prao Yao Séraphin (Enseignant à l’UAO de Bouaké) : « Les Seychelles occupent désormais la première place… »</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/bonne-gouvernance-en-afrique-prof-prao-yao-seraphin-enseignant-a-luao-de-bouake-les-seychelles-occupent-desormais-la-premiere-place/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 10:02:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Politique Asiatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=3539</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="638" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Bonne gouvernance en Agrique" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin.jpg 850w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-300x225.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-768x576.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-86x64.jpg 86w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-200x150.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>Le rapport 2024 de l’Indice Ibrahim Mo sur la bonne gouvernance a été publié, ce 23 octobre 2024, offrant un panorama des avancées en gouvernance sur le continent africain entre 2014 et 2024. La Côte d’Ivoire, bien que n’intégrant pas le top 10 africain, conserve sa 16e place parmi les 54 pays évalués avec un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="638" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Bonne gouvernance en Agrique" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin.jpg 850w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-300x225.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-768x576.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-86x64.jpg 86w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-200x150.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/11/Prof-Prao-Yao-Seraphin-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div><p><strong><em>Le rapport 2024 de l’Indice Ibrahim Mo sur la bonne gouvernance a été publié, ce 23 octobre 2024, offrant un panorama des avancées en gouvernance sur le continent africain entre 2014 et 2024. La Côte d’Ivoire, bien que n’intégrant pas le top 10 africain, conserve sa 16e place parmi les 54 pays évalués avec un score de 56,7 sur 100. Dans ce</em></strong><strong><em>tte interview, Prof Prao Yao Séraphin, de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, donne des explications des performances des pays africains, y compris celle de la Côte d’Ivoire.</em></strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Professeur Prao Yao Séraphin, pouvez-vous nous parler de l’Indice Ibrahim Mo sur la bonne gouvernance ? </strong></p>
<p><strong> </strong>L’Indice Ibrahim Mo sur la bonne gouvernance évalue les performances et les tendances de la gouvernance publique dans les 54 pays africains. C’est un outil de mesure et de suivi des performances en matière de gouvernance dans les pays africains. Créée en 2006, la Fondation Mo-Ibrahim produit des données et des analyses sur les enjeux du continent africain. Son rapport, publié tous les deux ans depuis 2007, est considéré comme l&rsquo;aperçu le plus complet, rassemblant des données sur 322 variables, dont les services publics, la justice, la corruption et la sécurité. Recueillies auprès de 49 sources indépendantes, les données de l’IIAG reposent pour chaque pays sur 322 variables regroupées en 96 indicateurs, eux-mêmes répartis en 16 sous-catégories et quatre catégories principales : Sécurité et État de Droit ; Participation, Droits et Inclusion ; Fondement des Opportunités Économiques ; et Développement Humain.</p>
<p><strong>Concrètement, c’est quoi la bonne gouvernance ?</strong></p>
<p>La Fondation Mo Ibrahim définit la gouvernance comme « la prestation de biens et de services publics, politiques, sociaux, économiques et environnementaux que chaque citoyen est en droit d’attendre de son gouvernement et qu’un gouvernement a la responsabilité de fournir à ses citoyens ». Dès lors, la bonne gouvernance ajoute une dimension normative ou une dimension d’évaluation au processus de gouvernement.</p>
<p>Du point de vue des droits de l’homme, elle fait avant tout référence au processus par lequel les institutions publiques conduisent des affaires publiques, gèrent des ressources publiques et garantissent la réalisation des droits de l’homme. Bien qu’il n’existe pas de définition internationalement reconnue de ce qu’on appelle la bonne gouvernance, celle-ci peut couvrir les thèmes suivants : le plein respect des droits de l’homme ; l’état de droit ; la participation effective ; les partenariats multipartites ; le pluralisme politique ; la transparence et l’application du principe de responsabilité dans les procédures et dans les activités des institutions ; l’efficience et l’efficacité du secteur public ; la légitimité ; l’accès à la connaissance, à l’information et à l’éducation ; la disponibilité de moyens d’action politique ; l’équité ; la viabilité ; des attitudes et des valeurs qui favorisent la responsabilité, la solidarité et la tolérance.</p>
<p><strong>Professeur Prao Yao Séraphin, que dit le rapport 2024 de l’Indice Ibrahim Mo sur la bonne gouvernance en Côte d’Ivoire?</strong></p>
<p><strong> </strong>Le rapport dit que la Côte d’Ivoire a fait un léger bond en avant par rapport à son ancien classement. Dans le rapport précédent, le pays obtenait un score de 56,2, mais reste en deçà des performances des leaders africains. Notons toutefois que sur cette question de bonne gouvernance, la Côte d’Ivoire se situe au-dessus de la moyenne continentale (49,3) et de la moyenne régionale de l’Afrique de l’Ouest (52,6), témoignant de la stabilité des efforts entrepris par Abidjan.</p>
<p><strong>Quels sont les secteurs impliqués dans le classement?</strong></p>
<p>Dans le domaine de la « <em>Sécurité et État de droit</em> », comprenant des aspects cruciaux tels que la justice, la lutte contre la corruption, la transparence et la redevabilité, la Côte d&rsquo;Ivoire se positionne à la 20e place avec un score de 53,8. Ce classement reste inchangé par rapport à l&rsquo;année précédente, signalant un défi persistant pour le pays à améliorer ces aspects fondamentaux de la gouvernance. Les initiatives en matière de transparence et de lutte contre la corruption devront être intensifiées pour maintenir la confiance publique et renforcer l&rsquo;État de droit.</p>
<p>Dans la catégorie « <em>Participation, droits et inclusion</em> », la Côte d&rsquo;Ivoire conserve sa 18e place avec un score de 58,3. Cette dimension, axée sur la participation citoyenne et les droits fondamentaux, reste stable mais montre que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux attentes de la population en matière de droits civiques et d&rsquo;inclusion sociale. Renforcer la participation des citoyens et l’égalité des chances reste essentiel pour un développement harmonieux.</p>
<p>Les opportunités économiques avec un potentiel prometteur Sur le volet des « <em>Opportunités économiques », qui englobe l’administration publique, l’environnement des affaires, les infrastructures et le secteur rural, la Côte d’Ivoire conserve la 11e place depuis 2020.</em> Cette position, bien qu’en dehors du top 10, illustre la résilience de l’économie ivoirienne. Avec des réformes continues dans l’administration publique et une amélioration des infrastructures, la Côte d’Ivoire dispose d’un potentiel économique qui pourrait attirer davantage d’investissements et soutenir une croissance inclusive dans les années à venir.</p>
<p>En matière de « <em>Développement humain</em> », le pays affiche une performance record, se hissant à la 22e place avec un score de 53,2. Ce progrès, dans un domaine incluant la santé, l&rsquo;éducation, la protection sociale et l&rsquo;environnement, marque un tournant positif pour la Côte d’Ivoire qui n’avait jamais atteint ce rang depuis 2014. Ce résultat témoigne des efforts entrepris pour améliorer les conditions de vie des citoyens et promouvoir un développement durable.</p>
<p><strong> </strong><strong>Quels sont les secteurs dans lesquels la</strong> <strong>Côte d’Ivoire doit faire des efforts?</strong></p>
<p><strong> </strong>La Côte d’Ivoire doit impérativement inverser les tendances au niveau de la corruption et de l’Etat de droit. Concernant la corruption, selon le rapport 2023 de l’ONG Transparency International, sur l’Indice de perception de la corruption (IPC) la Côte d’Ivoire gagne, en un an, trois points et 12 places, soit un score de 40/100 avec un rang de 87<sup>e</sup> sur 180 pays en 2023 contre 37/100 en 2022 et un rang de 99<sup>e</sup>/180. Cette corruption persistante fait perdre à la Côte d’Ivoire, selon le ministre Epiphane Zoro Bi Ballo, 1 300 milliards FCFA chaque année, soit 4% du Produit intérieur brut (PIB) et l’équivalent de près de trois fois l’aide publique au développement.</p>
<p>Au sujet de l&rsquo;État de Droit, selon l’Indice de l&rsquo;État de Droit du <em>World Justice Project (WJP) 2023</em>, la Côte d’Ivoire est classée 106e sur 142 pays dans le monde. Au niveau régional, la Côte d’Ivoire se classe 16e sur 34 pays d&rsquo;Afrique subsaharienne. Le pays le plus performant de la région est le Rwanda (41e sur 142 au niveau mondial), suivi de la Namibie et de l&rsquo;île Maurice. Les trois pays les moins performants de la région sont la Mauritanie, le Cameroun et la République démocratique du Congo (138e rang mondial).   Parmi les pays à revenu moyen inférieur, la Côte d’Ivoire se classe 19e sur 37.</p>
<p><strong> </strong><strong>Quelle est donc la situation en Afrique de l’ouest?</strong></p>
<p>D’Après l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique (IIAG) 2024, en Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire, le Togo, la Sierra Leone et la Gambie parviennent à enregistrer une progression de leur gouvernance globale entre 2014 et 2023. Mieux, la Côte d’Ivoire et le Togo accélèrent d’ailleurs cette progression depuis 2019.</p>
<p>Le rapport biannuel publié ce 23 octobre 2024, révèle que seuls le Togo et la Côte d’Ivoire font partie des 10 pays dont le niveau de gouvernance a augmenté le plus au cours de cette décennie, tandis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger font partis des 10 pays enregistrant les détériorations les plus marquées au cours de la décennie sous revue.</p>
<p><strong>Quelle est la situation au niveau des 54 africains?</strong></p>
<p><strong> </strong>Au cours de la décennie 2014-2023, un progrès limité est encore enregistré dans 33 pays sur 54, représentant juste un peu plus de la moitié (52,1 %) de la population du continent. Mais pour l’autre moitié de la population du continent, le niveau de gouvernance en 2023 est tombé en-dessous de celui de 2014.</p>
<p>Mais des progrès restent substantiels dans la majorité des sous-catégories liées au développement économique et humain. La sous-catégorie Infrastructures est celle dans laquelle les améliorations au cours de la décennie sont les plus marquées, grâce à des progrès notables en matière de communications mobiles, d’accès numérique et d’accès à l’énergie. Même progression remarquable dans la sous-catégorie Parité. Dans ces deux domaines, près de 95 % de la population du continent vit dans un pays où le niveau atteint en 2023 est nettement meilleur qu’en 2014.</p>
<p>Mais la totalité des sous-catégories liées à la sécurité et à la démocratie se sont dégradées au cours de la décennie, les plus mauvais résultats étant enregistrés pour les sous-catégories Sécurité et sûreté et Participation. Plus de 77 % de la population du continent vit dans un pays où le niveau atteint en 2023 dans ces deux domaines est pire qu’en 2014.</p>
<p>Au total, l’Indice Ibrahim Mo révèle une stagnation au niveau continental, voire une régression dans certains domaines au cours de la dernière décennie. Selon le rapport, <em>malgré des avancées significatives dans les premières années du siècle, l’Afrique connaît depuis cinq ans un ralentissement des progrès en gouvernance. Le constat appelle les dirigeants africains, à intensifier leurs efforts pour bâtir des institutions plus fortes et résilientes, indispensables pour un développement durable.</em></p>
<p>Des avancées notables son enregistrées dans les domaines des infrastructures (+7,1%), de l’égalité femmes-hommes (+6,9%) et de la santé (+ 3,5%). Cependant, on note une détérioration continue de la sécurité et de démocratie, avec plus de 77% de la population africaine qui vie dans des pays où ces deux dimensions fondamentales se sont dégradées depuis 2014.</p>
<p><strong>Quels sont les « bons élèves » en Afrique, en matière de gouvernance?</strong></p>
<p>Les Seychelles occupent désormais la première place, en gagnant 10 points sur la décennie passée, dépassant ainsi L’Ile Maurice. Le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Bénin et l’Angola ont beaucoup progressé.</p>
<p>Les 10 pays dont le niveau de gouvernance a augmenté le plus au cours de cette décennie, sont : les Seychelles, la Gambie, la Sierra Leone, l’Angola, la Mauritanie, le Djibouti, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Togo et la Somalie.</p>
<p>Mais dans l’ensemble des 16 sous-catégories évaluées, ce sont les Seychelles et la sierra Léone.</p>
<p><strong>Que retenir donc de ce rapport sur la gouvernance en Afrique?</strong></p>
<p>La Fondation Mo-Ibrahim alerte sur la dégradation sur une décennie de la gouvernance globale sur le continent. En une décennie (2014-2023), la progression de la gouvernance globale en Afrique s&rsquo;est dégradée : après quatre années de stagnation, les progrès globaux en termes de gouvernance ont connu un arrêt en 2022.</p>
<p>Une détérioration largement due à l&rsquo;insécurité croissante, avec une hausse des conflits, et au recul de l&rsquo;État de droit avec un « rétrécissement de l&rsquo;espace démocratique sur tout le continent » (– 1,6 point depuis 2014). Plus de 77 % de la population du continent vit dans un pays où ces deux dimensions cruciales sont moins bonnes en 2023 qu&rsquo;en 2014. Pour 21 pays (soit 47,9 % de la population), le niveau atteint en 2023 et pire que celui de 2014.</p>
<p>En définitive, l’IIAG 2024 nous rappelle la menace que l&rsquo;aggravation de la crise sécuritaire et le rétrécissement de l&rsquo;environnement participatif font peser sur les progrès du continent. L&rsquo;escalade des conflits et la méfiance croissante à l&rsquo;égard des institutions et des valeurs démocratiques ne sont pas le seul apanage de l&rsquo;Afrique. Même s’ils s&rsquo;observent partout dans le monde, cette situation est particulièrement préoccupante en Afrique, car elle remet en jeu les progrès accomplis en matière de développement économique et social et ceux qui restent à réaliser.</p>
<p style="text-align: right;">Info : Sercom</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entrepreneuriat féminin / Mme Koné Isabelle (Présidente du RIFEVAL et de Scoop SOCOPAD) : « Le RIFEVAL aide les femmes à maîtriser d’abord, ce qu’elles font… »</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/entrepreneuriat-feminin-mme-kone-isabelle-presidente-du-rifeval-et-de-scoop-socopad-le-rifeval-aide-les-femmes-a-maitriser-dabord-ce-quelles-font/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 17:37:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Rifeval]]></category>
		<category><![CDATA[Scoop Socopad]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=3478</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="945" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Entrepreneuriat féminin" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad.jpg 1417w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-300x200.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-1024x683.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-768x512.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-450x300.jpg 450w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-200x133.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div>Mme Koné Isabelle, est la présidente fondatrice du Réseau ivoirien des femmes expertes en gestion et suivi, évaluation (RIFEVAL). Elle est également la fondatrice de la Société coopérative simplifiée des produits agricoles et divers (SCOOPS SOCOPAD) et agro-transformatrice, promotrice de la marque « Carré pur Cao » etc. Dans cette interview, elle parle des raisons de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="945" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Entrepreneuriat féminin" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad.jpg 1417w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-300x200.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-1024x683.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-768x512.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-450x300.jpg 450w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-200x133.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Fondatrice-de-Rifeval-et-scoop-socopad-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div><p><strong><em>Mme Koné Isabelle, est la présidente fondatrice du Réseau ivoirien des femmes expertes en gestion et suivi, évaluation (RIFEVAL). Elle est également la fondatrice de la Société coopérative simplifiée des produits agricoles et divers (SCOOPS SOCOPAD) et agro-transformatrice, promotrice de la marque « Carré pur Cao » etc. Dans cette interview, elle parle des raisons de la création du RIFEVAL et SCOOPS SOCOPAD et pourquoi après 25 ans de salariat, elle a opté pour l’entrepreneuriat féminin. </em></strong></p>
<p><strong>Vous êtes la présidente fondatrice du RIFEVAL. Que fait concrètement le RIFEVAL pour la Femme ?</strong></p>
<p>Le RIFEVAL a pour vision d’être une référence en gestion de projets au service de la Femme pour un développement durable. RIFEVAL signifie, le Réseau ivoirien des femmes expertes en gestion suivi et évaluation. A cet effet, RIFEVAL a été créé pour deux grandes raisons. La première c’est d’apporter de l’expérience professionnelle avérée aux femmes. Parce que dans le monde de la gestion de projet, et surtout la gestion efficiente de projet, c’est à dire l’évaluation, etc., nous n’avons pas beaucoup de femmes dans ce domaine.</p>
<p>Et chaque fois qu’il y a des postes à pourvoir, on entend dire en général que les candidatures féminines sont vivement souhaitées, encouragées etc. Mais en même temps, il y a une petite phrase qui vient après. Il faut 5 ans, 10 ans d’expériences professionnelles avérées dans le domaine. L’expérience professionnelle, on l’acquiert comment si on n’a pas l’occasion de pratiquer ? C’est l’une des raisons d’existence du RIFEVAL. Ensuite, il fallait expérimenter la pratique de la gestion de projet, du suivi et évaluation, des  projets qui soient vraiment pérennes, de façon durable dans le temps.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3480 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1-300x200.jpg" alt="" width="779" height="519" /></a>Il fallait choisir un secteur qui puisse servir aussi. On sait que la gestion de projet est transversale. Donc du coup, nous avons choisi le segment de l’agriculture. Et pour les femmes qui sont le maillon le plus vulnérable dans la chaîne de valeur générale agricole. En général, on accompagne des groupements féminins dans l’expertise de la gestion de projet, du suivi et évaluation et en même temps, à se prendre en charge. C’est-à-dire, faire en sorte que dans le monde agricole, les femmes arrivent à se prendre en charge correctement, parce qu’elles ont des projets. Vous savez, elles sont en général bénéficiaires de financements. Mais après le départ des bailleurs, ces bénéficiaires ne s’approprient pas forcément les projets. Et 2 ans, 5 ans après, elles perdent le fil conducteur du projet.</p>
<p>Donc RIFEVAL est venu pour répondre à cette problématique-là. Aider les femmes, aider les autres femmes du secteur rural, agricole, du secteur informel à se prendre en charge avec des projets pérennes etc. Et en même temps, donner de l’expertise pour pouvoir mieux positionner les femmes expertes, qu’elles soient expertes en gestion de projets ou bien dans d’autres domaines de la vie, la comptabilité etc. Et pour qu’elles puissent s’impliquer vraiment dans le suivi évaluation. Le RIFEVAL est là pour ça.</p>
<p><strong>En termes d’entrepreneuriat féminin, concrètement, que fait le RIFEVAL pour les femmes ? </strong></p>
<p>En termes d’entrepreneuriat féminin, l’un des segments d’intervention du RIFEVAL c’est la motivation à l’entrepreneuriat féminin. Mais on ne parle pas d’entrepreneuriat féminin sans une bonne gestion, comme on le dit. C’est pour cette raison que le RIFEVAL aide les femmes à maîtriser d’abord, ce qu’elles font. Lorsque, par exemple, nous prenons un segment, quand on a ciblé, parce qu’on a des thèmes de référence qui cibles déjà les bénéficiaires du programme. Je prends un exemple.</p>
<p>Quelqu’une qui est dans la production d’arachide. Elle fait des pâtes d’arachide pour vendre. Il faut déjà qu’elle sache la source de l’arachide. Comment est-ce qu’on produit l’arachide ? Comment est-ce qu’on récolte ? Pour avoir de bonnes graines, comment traiter cette arachide là pour sortir la bonne pâte ? Et où est-ce qu’elle va vendre ? On va regarder pour voir, à quel maillon de cette chaîne, des trois segments de la chaîne de valeur de la pâte d’arachide elle se situe ? Est-ce qu’elle est juste commerçante ? C’est d’autres personnes qui produisent et elle prend pour vendre ? Est-ce qu’elle est transformatrice ? Prend-elle la matière première pour pouvoir vendre ?</p>
<p>Est-elle productrice ? Cultive-t-elle l’arachide ? Et à ce niveau-là, le RIFEVAL va intervenir pour pouvoir améliorer son procès. Parce que forcément, il y a du bon dans ce que les femmes font. Il suffit qu’elles aient l’expertise, qu’on les accompagne. Et après, elles savent comment le faire de façon qualitative, pour que ça respecte toutes les chaines de valeur, d’hygiène etc., pour sa commercialisation. Ça c’est par exemple pour le monde agricole. Mais en général, on travaille avec des groupements.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, si on doit parler d’acquis, quels sont les acquis du RIFEVAL ?</strong></p>
<p>Aujourd’hui, nos acquis sont énormes. Déjà, c’est de bouche à oreille que des groupements de femmes dans le secteur agricole, même dans l’informel, certaines femmes expertes dans d’autres domaines viennent à nous. Parce que nos premières expériences sont des prospects. On ne fait pas de publicités. Je prendrai la première expérience qui a été celle du RIFEVAL. Il s’agit d’une femme d’une soixantaine d’année que nous avons prise comme modèle de persévérance dans son domaine. Cette femme s’appelle Mme Kéita Bougouri.</p>
<p>Après avoir fait un AVC, elle a perdu l’usage du côté droit. Le bras et le pied qui ne fonctionnaient pas. Mais elle avait encore l’usage du côté gauche. Son bras et son pied. Et au lieu de se résoudre à faire la manche comme d’autres personnes, elle a décidé de prendre son destin en main. De commerçante qu’elle était, elle partait d’Adjamé à Abobo pour acheter des marchandises pour vendre, elle s’est transformée en productrice d’huile de palmiste. C’est-à-dire dans le quartier où elle vivait, tout le monde la connaissait.</p>
<p>Dès que quelqu’une fait sa sauce graine, elle met les noix sur la tête d’un enfant pour aller lui donner. Mme Kéita Bougouri concassait les noix de palmiste une à une sur une pierre. Si vous allez sur le site de RIFEVAL, vous allez voir un peu son expérience. Et le jour que j’ai rencontré Mme Kéita, elle avait concassé les noix, avec la main gauche, sur une pierre à hauteur de 50 kg. Mais elle n’avait pas les moyens d’aller moudre ces noix. Elle pilait avec la main gauche toujours dans un mortier pour sortir de l’huile de palmiste. Evidemment, il y avait beaucoup de pertes dans le procès parce que, le fait que ce ne soit pas bien moulu, et que c’est à la main, elle perd déjà.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3481 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-300x200.jpg" alt="" width="776" height="517" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-300x200.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-1024x683.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-768x512.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-450x300.jpg 450w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-200x133.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-150x100.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 776px) 100vw, 776px" /></a>Et le travail était vraiment pénible. Ça faisait qu’elle ne pouvait pas correctement se prendre en charge. Evidemment, elle avait arrêté ses soins de kiné. Elle ne pouvait pas, effectivement, manger 3 fois par jour. Elle n’avait pas le minimum pour vivre. C’était vraiment le strict. Nous l’avons accompagnée. Et on avait mis autour de Mme Kéita, au cas où elle ne serait pas là, dans le cadre du prolongement du procès, que d’autres personnes puissent prendre la relève, qu’elles puissent lui apporter quelque chose pour que le projet puisse continuer. Et c’est là que SCOOPS SOCOPAD est entrée en production.</p>
<p>Donc pour Mme Kéita Bougouri, quand nous avons regardé le procès, nous avons vu la pénibilité du travail. On a commencé par les mesures d’urgence. En urgence, il fallait l’accompagner pour que la première production, qui est de moudre, soit bien faite. On a mis le système en place. Il fallait qu’elle reprenne ses soins. On a mis ce procès en place. Il fallait aussi qu’après avoir pu le faire au moulin, il faillait qu’elle puisse produire en quantité et que l’emballage soit associé et adapté aussi pour pouvoir trouver des débouchés. On a mis ce procès en place et après on l’a accompagné avec un moulin adapté à sa cause.</p>
<p>Donc, on a trouvé des solutions adaptées aux différents procès, aux différentes situations. On lui a donné un moulin, avec une manivelle, côté gauche. Parce que si c’est le côté droit ça ne marche pas. Si c’est avec un moulin avec électricité, elle ne pourra pas payer l’électricité. Elle a eu ce moulin-là, avec un Moulinex manuel prototype fabriqué à son image. Elle a commencé à travailler et à produire en quantité et en qualité. Elle a commencé à mettre l’huile dans des bidons. Au lieu que ce soit dans des sachets berlingots, maintenant, c’était dans des bouteilles comme on le lui avait recommandé.</p>
<p>Mais un autre problème se posait. Elle vend à qui ? Elle revient pour nous dire mais vraiment je produis mais ici-là, les gens ne veulent pas. Parce qu’elle te sort de l’huile, comme de l’huile Dinor bien claire, limpide. Et elle sort aussi, l’huile noire qu’on utilise chez nous au village. Il fallait trouver une solution. Parce que tout problème résolu à moitié demeure un problème. Voici comment SCOOPS SOCOPAD est rentrée en production. D’abord, il fallait la libérer de ce stress. Il ne fallait pas qu’elle réfléchisse à comment vendre. On a commencé à récupérer sa production.</p>
<p>Je lui ai dit non, ne te fait pas de soucis. Toi, travailles. Et il fallait mettre autour d’elle, un système qui lui permette d’être plus tranquille. Parce qu’elle ne peut pas soulever de poids lourds etc. Donc deux ou trois autres femmes se sont mises autour d’elle. Elles voulaient s’intéresser au projet pour travailler avec elle. Donc, elles concassent, elles vont au moulin etc. Vraiment le travail fonctionnait bien. On a commencé à récupérer la production mais il faut commercialiser l’huile de palmiste.</p>
<p>Il faut trouver des gens qui en ont besoin. Et quand ça a commencé à se stocker à notre niveau, il fallait passer à autres choses. Un autre de nos acquis, c’est la filière karité. Nous avons choisi une zone pilote des femmes qui n’ont jamais entendu parler d’accompagnement. Trois (3) villages dans la zone productrice de karité, dans le grand nord, dans le département de Ferkessédougou. Nous avons accompagné ces trois villages.</p>
<p>Et c’est la même chose. C’est le même procès. Elles n’ont jamais entendu parler d’accompagnement. Il y a un an, on n’était allé vers elles pour commencer le projet pilote sur la filière karité. En mars, nous avons fait une mission d’évaluation. Ça faisait un an. Les résultats sont là. Le monde rural ne ment pas. Et je vous assure que les femmes ne savent pas mentir. Quand ça va, ça va. J’ai eu la chair de poule. Elles ne s’attendaient pas à moi.</p>
<p>Je leur ai dit qu’il y a des gens qui allaient venir les voir, comme cela fait un an, pour pouvoir avoir leurs avis sur le travail. Et elles ont été surprises de me voir. Mais quand elles m’ont vu, il y en a qui ont pleuré de joie. Au moment où je partais, elles chantaient pour m’accompagner. Et il y a encore des doléances de ce côté-là. Et donc, quand nous avons commencé à travailler dans ces zones pilotes sur la filière karité, on s’est rendu compte qu’il y avait un problème de déboucher qui se posait.</p>
<p>La première expérience, il y a eu problème de débouché, la deuxième expérience, il y a eu problème de débouché. On ne peut pas toujours prendre et stocker. Quand on prend la matière première, il y a des clients pour la matière première brute. Mais, il faut aussi diversifier les cibles en trouvant des clients pour le produit fini. Voici comment on a mis en place SCOOPS SOCOPAD qui est en fait rentré en production pour pouvoir solutionner ce côté. On a commencé à prendre.</p>
<p>Puisqu’on avait déjà un stock d’huile de palmiste, avec le stock du beurre de karité qui commençait à se cumuler, pour pouvoir diversifier et montrer la valeur de nos produits, on a commencé à additionner le beurre de karité, l’huile de palmiste, on a associé l’huile de coco etc., et on sort du savon. Ça, c’est SCOOPS SOCOPAD. On a commencé à mettre du beurre de karité dans des pots qu’on conditionne. On fait des crèmes de karité aussi.</p>
<p>Mais après, ce qu’il faut ajouter, avec ces femmes de la filière karité, les acquis, c’est que quand nous sommes allées dans l’analyse de leur procès de travail, de la situation, le diagnostic, on s’est rendu compte que, sur 3 villages, il y a 2 qui nous ont fait savoir clairement qu’elles ne transformaient plus la noix de karité en beurre de karité commercial. Elles transforment juste pour leur consommation. Et pour le reste, elles préféraient vendre les noix brutes.</p>
<p>Quand nous avons cherché, plus en profondeur, à connaitre les raisons, elles nous ont fait savoir que le travail était très difficile. Les arbres sont vieillissants, elles vont loin pour ramasser les noix, le travail est pénible. Mais quand elles finissent de produire, elles ne savent pas à qui vendre. Et même quand elles trouvent des preneurs, en général, c’est l’acheteur qui fixe les prix. Elles ne voient pas de grandes différences entre le prix d’achat du beurre de karité et la noix de karité que les étrangers, les usiniers, les industriels leur achètent.</p>
<p>Elles ont décidé de vendre maintenant, les noix de karité. C’est moins de fatigue, c’est plus simple pour elles, c’est moins de problèmes. Et quand elles veulent consommer le beurre de karité, elles produisent en petite quantité. Ça les arrangeait mieux. Donc, il fallait trouver un terrain d’entente. Le terrain d’entente que nous avons eu avec ces femmes, c’est qu’elles acceptent d’abord de reproduire le beurre de karité. Les conditions, c’était qu’elles fixent leur prix. Ce que nous avons accepté.</p>
<p>Mais qu’elles donnent une raison à l’acheteur lambda de venir prendre ce beurre de karité, au lieu de prendre ce beurre de karité qu’elles prennent d’habitude, que le consommateur prend habituellement ailleurs. Il a forcément son fournisseur. Elles nous ont fait savoir qu’elles vont nous faire sortir du beurre de karité désodorisé, sans produits chimiques, à l’ancienne, comme ce que les grands parents utilisaient qui permettait au beurre de karité d’être un pansement gastrique, d’être un pansement des plaies etc.</p>
<p>A savoir le beurre de karité avec toutes ses vertus. Donc on a commencé à travailler et ça donne ses résultats. En sommes, aujourd’hui, je peux dire que le RIFEVAL qui veut se positionner comme une référence en gestion de projets au service de la femme, pour un développement durable, avance vraiment selon son plan de travail. Après 3 ans d’existence, le RIFEVAL n’a pas besoin de publicité. C’est du bouche à oreille. Ça veut dire que ce qu’on fait, les gens trouvent que c’est réconfortant. Donc aujourd’hui, avec ces groupements de la filière karité, on a sorti le procès qui va avec.</p>
<p>Parce que ce sont des modèles en miniature qu’on a  mis en place. Mais, il y a le procès grandeur nature qu’on peut implémenter pour pouvoir accompagner tout le monde. Le projet avec Mme Kéita Bougouri est aussi là. L’appui du RIFEVAL a agrandi le projet. Mme Kéita Bougouri a pu voyager, les autres femmes sont là. Et donc la production continue. Et voilà un peu certains acquis.</p>
<p><strong>Et au niveau des femmes expertes ?</strong></p>
<p>On peut dire que ces femmes qui nous ont fait confiance et qui sont venues à RIFEVAL ont vu passer des procès, des procédures, elles ont pu avoir des missions d’évaluation et elles sont mêmes parties depuis la procédure d’évaluation, de planification de projet, par exemple, avec le karité dont j’ai parlé, jusqu’à sortir un programme de développement qui attend, un programme de développement durable sur ces programmes-là.</p>
<p><strong>Vous avez, plus ou moins, parlé de SCOOPS SOCOPAD. Mais concrètement, SCOOPS SOCOPAD c’est quoi ?</strong></p>
<p>Je dirai, SCOOPS SOCOPAD, c’est une plateforme d’incubation qui a été mise en place pour solutionner et accompagner les groupements, les bénéficiaires que RIFEVAL accompagne. Donc SCOOPS SOCOPAD accompagne plusieurs coopératives. Il y a plusieurs fédérations également qui nous ont approchées et qu’on accompagne.</p>
<p>On commence toujours par ce qui est littéraire sur leur procès et on avance. Comme je le dis, on fait d’abord le diagnostic. On analyse la situation. Ce que les gens ont, les acquis etc. Et on continue de travailler. Si SCOOPS SOCOPAD doit entrer en production, et renforcer ces procédures, on le fait. Il y a certains groupements aussi qui peuvent transformer. Vous allez voir qu’il y a plusieurs produits. Il y en a qu’on accompagne, qui arrivent à la transformation.</p>
<p><strong>Dans quels secteurs d’activités travaille votre coopérative ?</strong></p>
<p>SCOOPS SOCOPAD travaille surtout sur tout ce qui est agricole. Projets agricoles, transformations agroalimentaires et cosmétiques. Avec le karité, par exemple, c’est les crèmes de karité, du savon. Ça c’est le cosmétique. Avec l’alimentaire, je parlerai du beurre de karité qui est aussi un pansement gastrique qu’on peut consommer. Je parlerai du Cao Crock que vous connaissez certainement avec les croquettes de fèves de cacao. Ça c’est une autre histoire.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3482 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-300x200.jpg" alt="" width="791" height="527" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-300x200.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-1024x683.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-768x512.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-450x300.jpg 450w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-200x133.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-150x100.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 791px) 100vw, 791px" /></a>C’est un acquis aussi de RIFEVAL et de SCOOPS SOCOPAD. Le cacao transformé en amuse-bouche. Mais le cacao transformé sans produits chimiques avec toutes ses vertus sous plusieurs saveurs. Nous avons aussi, tout ce qui est céréales et vivriers que SCOOPS SOCOPAD aide à commercialiser à travers les groupements qu’on accompagne etc. Elles font plein de granulés, du piment, du soumbara café qui est tout à fait nouveau.</p>
<p>Parce que ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on a, quand même, voulu que, SCOOPS SOCOPAD se différentie des autres groupements et autres plateformes par rapport à son innovation. On essaie de se mettre dans le segment zéro déchet, sans produits chimiques, c’est-à-dire 100% naturel et essayez de maximiser le côté santé, le côté bien-être de l’humain. Que les Ivoiriens, les Africains, le monde entier apprennent à consommer des produits naturels pour se préserver de beaucoup de maux. Et c’est vraiment bon.</p>
<p>Donc du coup, du côté soumbara, vous allez voir le soumbara normal, qui existe, que tout le monde connait. A travers SCOOPS SOCOPAD, un de nos groupements qu’on a accompagné, on a mis en place, le soumbara café. Il est fait avec la même matière première, mais autrement, encore plus actif. Ça va lutter contre ceux qui n’aiment pas l’odeur très poussée du Soumbara. On parle de soumbara café parce qu’on met ça aussi dans de l’eau chaude, dans du lait qu’on peut boire, ça peut saupoudrer sur la nourriture.</p>
<p><strong>Faut-il dire que SCOOPS SOCOPAD est spécialement réservée aux femmes ? Où quel est le pourcentage réservé aux femmes ?</strong></p>
<p>A SCOOPS SOCOPAD, nous pouvons dire que nous avons 70 à 80% de femmes. On s’est rendu compte que les femmes rurales et dans le milieu de la gestion de projets sont les moins représentatives. Et puis dans le monde rural, elles sont les plus vulnérables. Elles ont plus besoin d’aides. C’est pourquoi on a ciblé, on parle des femmes. Sinon, il y a des hommes qui travaillent avec nous, en tant qu’experts.</p>
<p>Il y a des hommes dans les différentes coopératives qu’on accompagne. Mais on essaie de cibler quand on doit choisir pour que ce soit en majorité des femmes. Il y a des hommes qui nous sollicitent et nous les accompagnons sans problèmes. Puisque nous faisons la promotion du genre. Donc du coup, on dit derrière un grand homme, il y a toujours une grande femme. Mais nous on dira que derrière une grande femme, à côté, il y a un grand homme. Koffi Annan disait que « il n’existera pas de développement durable sans autonomisation de la Femme. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Que ce soit RIFEVAL ou SCOOPS SOCOPAD, quelles sont vos difficultés ?</strong></p>
<p>Les difficultés sont les difficultés en général comme toute organisation, de toute société qui commence avec une vision claire de là où elle veut partir. Et qui doit se débattre, seule, dans un premier temps, pour pouvoir atteindre ses objectifs. Faire ses preuves afin de se faire remarquer. Les difficultés sont d’ordre matériel, financier etc.</p>
<p>Aujourd’hui, de plus en plus, la demande est forte. On a besoin d’accompagner plus de gens. Les demandes sont là, les projets sont là. Mais il faut les financer. Il y a l’expertise qui est là. La technologie est là. On sait comment le faire. Mais on ne peut pas tout faire sur le champ. Alors qu’aujourd’hui, l’Afrique doit s’appuyer sur les chaînes de valeur agricole pour pouvoir s’en sortir. Si on veut se prévenir de beaucoup de maux, je dis qu’il faut éviter tout ce qui est chimique etc.</p>
<p>Il faut plus aller dans le canevas 100% naturel. Même quand ce n’est pas 100% naturel parce qu’il y a des produits qu’on ne peut pas sortir sans le mélanger à d’autres produits, mais que ce soit de façon très infirme. Mais chez nous, avec nos amuses gueules, nos amuses bouches, les croquettes de cacao, c’est 100% naturel. Mais on essaie d’aller au-delà et tirer le maximum et revenir aux anciennes valeurs, aux anciennes méthodes que nos parents ont utilisées pour pouvoir avancer.</p>
<p>Donc aujourd’hui, c’est d’avoir un accompagnement qui ne se limite pas à ce qu’on dit, mais d’aller plus en profondeur. On sait que le gouvernement fait beaucoup. Il y a beaucoup de projets qui sont mis en place. Au lieu que nous nous limitons sur le segment de l’agriculture, du monde rural, que RIFEFAL a ciblé pour se faire une expertise, pour accompagner, il faudrait, par exemple que, le gouvernement, l’Etat prenne une disposition pour dire que, mêmes les projets d’Etat, 10 à 30% de ces projets soient suivis par les femmes.</p>
<p>On dit souvent que quand tu as aidé une femme, tu as aidé toute une famille. Je suis sûre que cela aura aussi un impact sur nos projets de développement. L’avenir aujourd’hui, c’est l’agriculture, l’avenir c’est la bonne gestion, l’avenir c’est aussi d’être une référence pour le monde rural. C’est ce qu’on essaie de faire. Ça c’est au niveau de RIFEVAL. Au niveau de SCOOPS SOCOPAD, nous avons besoin de renforcement, au niveau des outils, des équipements.</p>
<p>Même l’implantation aujourd’hui, la structure, l’unité de production est sur un site qui est loué. Pourquoi ne pas être dans une zone industrielle avec une unité, une usine à grande échelle qui nous permet de produire. On peut produire des tonnes de croquette de cacao. Et ça tout le monde mange. Les enfants peuvent en consommer. Ça va nous prévenir de beaucoup de maux. Ça va nous prévenir de beaucoup de maladie.</p>
<p>Les grandes personnes peuvent consommer, ça peut aller loin. Faire la promotion du cacao, des croquettes de cacao de notre cacao à l’ivoirienne. Manger le cacao autrement. La poudre tout le monde connait. Les gens connaissent le beurre. Mais les croquettes, telle que nous le faisons, les gens ne connaissent pas trop. Alors que c’est aussi du bon cacao qui combine en même temps et les vertus du beurre et celles de la poudre. Voilà une autre manière de pouvoir conseiller le cacao.</p>
<p><strong>Selon vous, quelles perspectives pour l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire ? </strong></p>
<p>L’entrepreneuriat féminin, voici un beau mot. C’est un avenir vraiment prometteur. Parce qu’on voit qu’il y a beaucoup d’engouement aujourd’hui. Beaucoup de femmes se lancent dans l’entrepreneuriat. Avant, c’était une chasse gardée à 80% pour les hommes. Mais de plus en plus, les femmes osent plus. Elles n’hésitent pas.</p>
<p>Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de difficultés. J’ai toujours dit que je suis une parachutée de l’agro-transformation. Parce que quand on a initié le projet de RIFEVAL, qui est venu après une autre organisation, je n’avais pas promis d’être agro-transformatrice. Mais quand on commence un schéma, et c’est ça, un gestionnaire de projet aguerri. Lorsque tu commences un projet, c’est l’évaluation et le suivi régulier qui te permettent de recadrer et de voir rediriger. Et on s’est dit finalement, qu’il faut forcement une unité de production pour pouvoir solutionner. Si demain, il y a autre chose à faire, on va le faire. Et c’est ça l’entrepreneuriat. Il y a toujours des problèmes aussi. Tout ne va pas comme sur des roulettes. Mais le plus important, c’est de ne pas tomber. Mais c’est de tomber et de pouvoir se relever. Et d’apprendre de ses erreurs, de ces difficultés-là, pour pouvoir mieux avancer.</p>
<p>Donc j’encourage beaucoup à l’entrepreneuriat. En si peu de temps, j’ai beaucoup appris. Parce que mon histoire c’est du salariat à l’entrepreneuriat. J’ai fait 25 ans de salariat. 10 ans à rechercher la stabilité professionnelle que je n’avais pas. J’ai eu 15 ans de stabilité professionnelle dans le milieu financier. Et j’ai fini par abandonner ce milieu, cette stabilité-là pour me jeter dans l’inconnu qui est l’entrepreneuriat.</p>
<p>C’est vraiment passionnant. Mais il faut aimer. Si on veut réussir dans l’entrepreneuriat, il faut aimer. Il faut savoir ce qu’on veut faire. Où on veut aller ? C’est ce qui nous permet de nous mettre au-dessus des difficultés et d’avancer. Et c’est vraiment passionnant. Il faut de plus en plus de femmes dans l’entrepreneuriat pour que vive la Côte d’Ivoire, vive l’Afrique  pour un meilleur devenir du monde !</p>
<p><strong>Avez-vous un message particulier à lancer, surtout à l’endroit des femmes ?</strong></p>
<p>Ah braves femmes. Pour paraphraser Kofi Annan, « Pour un développement durable, il faut l’autonomisation de la Femme ». Alors nous disons à RIFEVAL que « Pour une autonomisation de la Femme, il faut l’entrepreneuriat féminin. » C’est-à-dire que l’autonomisation de la Femme doit passer forcément par l’entrepreneuriat. Et c’est à ça que nous nous battons et c’est pour ça que nous invitons les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat pour être autonome et prendre leur destin en main.</p>
<p>Les femmes ont un rôle à jouer aux côtés des hommes. Et c’est ce qui doit faire la force des femmes, la force des hommes, la force de la Côte d’Ivoire, la force de l’Afrique dans le monde. Femmes et hommes ensemble, en train de se battre ensemble. Une des motivations qui m’a poussée vraiment à me lancer dans l’entrepreneuriat, c’est que je me suis souvenue de ma mère. Aussi quand j’ai vu également cette dame, Kéita Bougouri et autre, je me suis souvenue de ma mère qui a grillé des galettes appelées communément ‘‘womi’’, chanté par les jeunes, pour nous accompagner à l’école.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3483 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-300x200.jpg" alt="" width="778" height="518" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-300x200.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-1024x683.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-768x512.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-450x300.jpg 450w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-200x133.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-150x100.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 778px) 100vw, 778px" /></a>Mon père était entrepreneur maçon, mais en même temps, il était paysan. On avait des champs, on ne payait jamais de riz, ni d’arachide etc. Le vieux, à un moment donné, a évolué. Son champ a grandi. Mais la vieille est restée derrière ses 3 cailloux (foyers) en train de griller ses womi. J’ai fait mon CP1, je suis allée au collège jusqu’à ce que je finisse mes études, quand elle veut faire quelque chose, ce sont ses trois cailloux.</p>
<p>J’ai dit, mais il y a quelque chose qui ne va pas. Tu ne peux pas être au même stade comme ça pendant 20 ans, 30 ans de ta vie. Si c’était un homme, il allait oser, il allait prendre le risque d’agrandir, faire peut-être un petit apâtâm et puis cela allait devenir comme « womi avec lait qui est doux ». Mais comme c’est ma maman, c’est la vieille, c’est la femme, elle s’est contentée de ça. Il faut que les femmes sortent de leur zone de confort pour se frotter au monde de l’entrepreneuriat.</p>
<p>C’est des coups que vous allez recevoir. Il y a des problèmes dedans, mais vous allez surmonter ça et avancer. C’est l’appel que je peux lancer aux femmes. Rien n’est facile. Même dans sa zone de confort, il y a des difficultés. Donc sort de là pour pouvoir avancer. Aussi, je dis merci aux gouvernants. Je félicite vraiment nos gouvernants pour l’élan actuel d’entrepreneuriat, de motivation à l’entrepreneuriat, pour l’accompagnement, mais je souhaiterais, humblement à mon niveau d’accentuer davantage leurs actions.</p>
<p>Parce que, si jusqu’à présent, certains entrepreneurs ne sont pas encore pris en charge etc., cela veut dire qu’il reste beaucoup à faire. Ça veut dire que les gouvernants font beaucoup d’efforts actuellement, mais qu’ils continuent sur cette lancée, qu’ils augmentent les accompagnements. Mais en même temps, il faut que ce soit suivi de formations, de renforcement de capacité. Parce que si on voit une femme qui veut faire un atelier de couture, qu’on lui paie des machines, qu’on lui donne de l’argent pour s’installer, alors qu’elle n’est pas formé à la couture, qu’elle doit prendre des gens pour le faire, forcément le projet ne peut pas aboutir. Il faut donc qu’on puisse allier la formation, le renforcement de capacité, l’accompagnement et le financement.</p>
<p>Mais en plus, quand il y a le financement, il faut le suivi et évaluation. Le RIFEVAL est là pour palier à ça. On s’est rendu compte qu’il y a plusieurs groupements de femmes qui sont accompagnés et quelques années après, le projet est oublié. C’est dû au fait qu’il n’y ait pas d’organisme sur place pour s’occuper, et qui est vraiment imprégné de ces questions-là, qu’on responsabilise. Donc le RIFEVAL est là pour ça. Il s’occupe des projets de développement durable, les projets de développement communautaire etc., qu’on puisse associer le RIFEVAL aussi pour le côté suivi, évaluation, gestion etc. et que vraiment le gouvernement pense à nous.</p>
<p>Nous sommes là pour travailler pour la République. On veut avoir une unité de production, même en zone industrielle, avec SCOOPS SOCOPAD qui accompagne la plateforme d’incubation. On voudrait avoir, par exemple, avec RIFEVAL qui est représenté à un certain niveau, pour pouvoir évaluer, gérer les projets etc. C’est notre souhait. Nous restons derrière et on aide le gouvernement à atteindre ses objectifs. Nous sommes déjà associés à l’élaboration du PND etc., avec le Ministère du Plan, mais qu’on puisse aller au-delà.</p>
<p style="text-align: right;">Réalisée par Benoît Kadjo</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>1ère édition de la « Marche verte »/ Bernard N’Guessan (Président de Wes +, initiateur) : « …d’un point de vue personnel, cette édition a été un grand succès »</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/1ere-edition-de-la-marche-verte-bernard-nguessan-president-de-wes-initiateur-dun-point-de-vue-personnel-cette-edition-a-ete-un-grand-succes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 20:28:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualite]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Marche verte]]></category>
		<category><![CDATA[Week-end sport +]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=3454</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1415" height="953" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Week-end sport +" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b.jpg 1415w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-300x202.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-1024x690.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-768x517.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-200x135.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-150x101.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1415px) 100vw, 1415px" /></div>Après la première édition de la « Marche verte » qui a eu lieu le samedi 12 octobre 2024 au Centre national de floristique (CNF) à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Bernard N’Guessan, président fondateur de Week-end sport + (Wes+), initiateur du projet, a accordé une interview au groupe de presse justeinfos.net et ledemocrateplus.com. Dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1415" height="953" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Week-end sport +" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b.jpg 1415w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-300x202.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-1024x690.jpg 1024w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-768x517.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-200x135.jpg 200w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/10/Bernard-NGuessan-president-de-week-end-sport-b-150x101.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1415px) 100vw, 1415px" /></div><p><strong><em>Après la première édition de la « Marche verte » qui a eu lieu le samedi 12 octobre 2024 au Centre national de floristique (CNF) à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Bernard N’Guessan, président fondateur de Week-end sport + (Wes+), initiateur du projet, a accordé une interview au groupe de presse justeinfos.net et ledemocrateplus.com. Dans cette interview, il fait le bilan à mi-parcours de cette activité, il parle des perspectives&#8230;</em></strong></p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous initié cette marche appelée ‘‘marche verte’’ ?</strong></p>
<p>La ‘‘marche verte’’ comme on le dit, c’est une marche qui entre en phase avec le programme national de la santé mentale. Vous convenez avec nous qu’effectivement quand on parle de santé mentale, c’est quelque chose qui n’est pas connue.</p>
<p>Alors on est beaucoup plus axé sur le côté physique mais le côté mental n’est pas connu. Alors effectivement, on se rend compte que ce que vous pouvez concevoir dans l’esprit croît dans l’esprit et espérer avec conscient, que dans l’esprit vous pouvez le réaliser. Et ça c’est un groupe de mot qui nous permet de dire que quand on maitrise l’esprit on maitrise tout le corps.</p>
<p>Donc tout ce qui est esprit est en phase avec la santé physique. D’où quand l’esprit est touché, le corps aussi est touché. Voilà pourquoi on dit quand le poisson doit pourrir, il pourrit part la tête. Donc tous ceux qui n’ont pas encore compris qu’en ayant un mental au beau fixe, on arrive à être au parfum de la réussite, le moment est venu à travers la marche verte de leur dire que sport physique et sport mental vont ensembles.</p>
<p><strong> </strong><strong>Quel bilan faites-vous de la première édition de la ‘‘marche verte’’ ?</strong></p>
<p>Week-end sport + est une structure qui est très organisée. Nous avons des responsables des commissions. Mais ce que je peux dire en tant que président, c’est que le bilan de la première édition de la marche verte se fera incessamment. Ce que je peux aussi dire d’un point de vue personnel, est que cette édition a été un grand succès. Et notre rôle aussi c’est de multiplier ce genre d’actions, d’interpeler, de sensibiliser, de  mettre le doigt là où il faut pour que bon nombre de personnes prennent conscience des problèmes qui minent notre société quand il y a trop de suicides.</p>
<p><strong>Quels ont été vos difficultés ?</strong></p>
<p>Comme on le dit, il n y a jamais d’œuvre humaine parfaite. Mais nous à Week-end sport +, nous avons une force mentale qui nous aide à ne pas nous laisser abattre. Il est vrai que nous avions un but à atteindre, heureusement dans les coulisses, on a eu des gens qui ont pu être rattrapées.  Donc, on ne va pas parler effectivement de difficultés dans ce que l’on fait, c’est un problème de moyens mais avec le peu que nous avons fait sur fonds propres, je crois que nous avons été à la hauteur.</p>
<p><strong>Quelles sont les perspectives ?</strong></p>
<p>Il faut dire que la  vision de Week-end sport + est immense. Parce que comme vous avez vu notre souci, c’est pour  ceux qui viendront à week-end sport +. Parce qu’à week-end sport+, notre mission c’est d’aider, encourager et donner de l’espoir aux autres.</p>
<p>Je dis bien aider, encourager et donner espoir aux autres. Ce qui se  fait en chalengeant le mental concernant la productivité et la performance chez l’individu. Voilà pourquoi quand vous voyez tous ceux qui sont autour de nous, on a dépassé l’aspect groupe. On a dépassé l’aspect équipe.</p>
<p>C’est l’amour que nous avons mis devant, de telle sorte que quand quelqu’un de Week-end sport + trouve son frère, ils sont en famille. Pour dire que désormais nous avons une famille de Week-end sport +. Chez nous, il y a des musulmans, des chrétiens, des bossonnistes.</p>
<p>Nous avons un peu de tout. Nous avons des entrepreneurs. Et moi-même qui vous parle, je  suis administrateur civil de formation au Ministère de l’Intérieur. Il y a des magistrats qui sont à la Cours de cassation. Nous avons des infirmiers, des médecins&#8230; Nous avons toutes les corporations et nous sommes une famille.</p>
<p><strong>Avez-vous un appel à lancer ?</strong></p>
<p>Mon appel c’est que nous soyons vrais dans tout ce que nous faisons. Week-end sport + s’est donné pour mission de contribuer au bien-être de l’humanité à travers plusieurs segments d’activités. Il y a les Beach que nous organisons chaque année. Il y a des fitness.</p>
<p>Nous faisons également des randonnées. Il y a des titans. On va jusqu’à faire 25 km, 26 km. Donc chez nous, nous ne voulons plus que des gens soient des déchets humains.</p>
<p>Mais quand on voit une personne, il faudrait qu’on sente la valeur. Et que même quand tu n’as pas la valeur, il faudrait qu’on se rende compte que, à travers Week-end sport +, tu deviens quelque chose. Parce que nous qui sommes ici avons un mental de fer. Nous sommes des légionnaires sportifs.</p>
<p>C’est un état d’esprit. Peu importe ce qui va se passer. Nous nous sommes toujours dit que nous n’avons pas de limites. Donc Week-end sport + est en train de faire ses preuves. Nous invitons ainsi les partenaires, les structures, les organisations, les entreprises à coller leurs images à tout ce que nous faisons et que cela fasse effet et puisse prospérer jusqu’aux générations à venir.</p>
<p>Je voudrais ajouter pour ceux qui pensent, à la suite d’un divorce ou certainement parce qu’ils ont tout perdu, qu’il n’y a plus d’espoir, que tant que tu vis et que l’on se met au-dessus de la négativité, en faisant le bon choix de la positivité, tu gagnes toujours. Je les invite également à nous rejoindre pour qu’ensembles nous puissions avancer.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Réalisée par Hélène Aka</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pdci-Rda / Catherine Yao (Présidente de ‘‘Marée Blanche’’ : « Le président Tidjane Thiam inspire une grande confiance »</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/pdci-rda-catherine-yao-presidente-de-maree-blanche-le-president-tidjane-thiam-inspire-une-grande-confiance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 06:49:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Politique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Politique Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Yao présidente du mouvement Marée Blanche]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Marée Blanche]]></category>
		<category><![CDATA[Pdci-Rda]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=2830</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="842" height="969" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Catherine Yao Présidente de Marée Blanche" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1.jpg 842w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1-261x300.jpg 261w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1-768x884.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1-150x173.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></div>Les Journées d&#8217;Orientation des nouveaux militants tenues au siège du PDCI-RDA à Cocody, du 15 au 17 août 2024, ont enregistré la participation du mouvement ‘ ‘‘Marée Blanche’’. Mme Catherine Yao, chef d&#8217;entreprise, membre du grand Conseil du PDCI-RDA, présidente de cette organisation proche du président Tidjane Thiam, présente à ces journées parle de son [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="842" height="969" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Catherine Yao Présidente de Marée Blanche" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1.jpg 842w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1-261x300.jpg 261w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1-768x884.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/08/Catherine-Yao-Presidente-de-Maree-Blanche-1-150x173.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></div><p><strong><em>Les Journées d&rsquo;Orientation des nouveaux militants tenues au siège du PDCI-RDA à Cocody, du 15 au 17 août 2024, ont enregistré la participation du mouvement ‘ ‘‘Marée Blanche’’. Mme Catherine Yao, chef d&rsquo;entreprise, membre du grand Conseil du PDCI-RDA, présidente de cette organisation proche du président Tidjane Thiam, présente à ces journées parle de son mouvement et de ses objectifs. </em></strong></p>
<p><strong><em>Quelles sont les circonstances de la création du mouvement ‘‘Marée Blanche’’ dont vous êtes là présidente ?</em></strong></p>
<p>Le mouvement ‘<strong><em>‘</em></strong>Marée Blanche’’, reconnu par le Secrétariat du PDCI-RDA chargé des mouvements et associations, a été officiellement créée le 24 décembre 2023, soit 2 jours après la brillante élection du Président Cheick Tidjane Thiam à la tête du PDCI-RDA à la fondation Félix Houphouet-Boigny de Yamoussoukro. Cette création est venue du fait qu&rsquo;il faut soutenir de façon active cet homme au parcours exceptionnel, qui vient présider aux destinées du PDCI-RDA après la disparition brutale de notre vénéré président Henri Konan Bédié envers qui nous gardons une pensée spéciale.</p>
<p>Le mouvement ‘<strong><em>‘</em></strong>Marée Blanche’’ est une structure qui rassemble aussi bien des militants du PDCI-RDA que des personnes d&rsquo;autres obédiences idéologiques qui se reconnaissent dans la vision du président Tidjane Thiam. Il convient de préciser que la création de ‘<strong><em>‘</em></strong>Marée Blanche’’est l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un processus et des actions concertées durant des mois avant l&rsquo;élection du président Tidjane Thiam à la tête du parti.</p>
<p><strong>Quelle est la zone de couverture de vos activités ?</strong></p>
<p>Il faut souligner que notre pays est à un tournant décisif de son histoire et nous ne voulons pas rester en marge de sa nouvelle page qui est en train de s&rsquo;écrire avec cet homme de haute distinction qu&rsquo;est le Président Tidjane Thiam, un leader national qui inspire une grande et réelle confiance aux Ivoiriens et aux amis de la Côte d&rsquo;Ivoire. Un homme nourri aux idéaux de travail honnête, de paix, de rassemblement, de démocratie et de respect des libertés. Nous estimons qu&rsquo;il mérite d&rsquo;être accompagné sans réserve dans la conquête du pouvoir d&rsquo;État pour le bonheur de chaque citoyen de ce pays. À cet effet, nous nous organisons au plan national et international pour l&rsquo;implantation du mouvement, car nous nous engageons à faire la promotion du président Tidjane Thiam à travers le monde. Nous avons par conséquent des représentations aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Afrique Australe pour assurer le travail de mobilisation autour de la vision du président Tidjane Thiam.</p>
<p><strong>Quelles sont vos impressions sur les Journées d&rsquo;Orientation des nouveaux Militants auxquelles le mouvement ‘‘Marée Blanche’’a pris part du 15 au 17 août 2024 au siège du PDCI-RDA à Cocody ?</strong></p>
<p>Les journées d&rsquo;orientation des nouveaux adhérents au PDCI-RDA, déroulée  du 15 au 17 août 2024 à la Maison du parti à Cocody, ont été satisfaisantes et une bonne opération de  marketing politique envers les personnes désireuses de militer au PDCI-RDA, exactement comme un SAV. Nous avons pu voir un déferlement de nouveaux militants venus de partout pour se former et pour exprimer leur souhait d&rsquo;intégrer les structures du Parti. Nous avons retenu leur volonté manifeste de participer activement à l&rsquo;animation du Parti en vue des prochaines échéances électorales.</p>
<p>Les innovations technologiques employées pour l&rsquo;enregistrement des nouveaux militants ont été vivement saluées. Il faut dire que la Direction du parti a communiqué le nombre de 25 000 nouvelles adhésions au PDCI-RDA en trois jours de suite. Ce qui signifie que le discours politique et la méthode entretenus par le président Tidjane THIAM inspirent effectivement une grande confiance au sein des masses populaires.</p>
<p>C&rsquo;est un motif de satisfaction. Une très belle initiative du Parti qui nous a permis d&rsquo;enregistrer aussi de nouveaux membres au sein de notre mouvement ‘<strong><em>‘</em></strong>Marée Blanche’’ dont le stand a été beaucoup visité. Au nom de ‘<strong><em>‘</em></strong>Marée Blanche’’ je salue toutes les personnes qui de près ou de loin se sont impliquées dans l&rsquo;organisation réussie de ces journées qui ont eu une allure de fête populaire. Il est souhaitable de renouveler cette opération qui rapproche les militants et les instances de Direction du Parti. Je voudrais ajouter qu&rsquo;ensemble, nous travaillerons sur le terrain pour la mobilisation de nouveaux adhérents et pour l&rsquo;enrôlement des personnes en quête de pièces administratives, gage de la victoire aux élections. Nous tenons à adresser nos vifs remerciements particulièrement à notre Champion Tidjane Thiam, homme de vision et d&rsquo;actions, à ses collaborateurs, sans oublier les forces vives du parti en activité sur toute l&rsquo;étendue du territoire ivoirien et dans la diaspora, qui travaillent à la victoire du PDCI-RDA en 2025</p>
<p><strong>Certainement que vous avez un message à adresser aux Ivoiriens ?</strong></p>
<p>Je tiens à dire merci à votre rédaction pour l&rsquo;opportunité qui m&rsquo;est donnée de m&rsquo;exprimer sur le mouvement ‘<strong><em>‘</em></strong>Marée Blanche’’ et sur notre soutien au président Tidjane Thiam. Nous lançons un appel à tous ceux qui sont dans une attitude d&rsquo;hésitation de rejeter la peur. Jeunes, hommes et femmes, sont invités  à rejoindre notre grand Parti le PDCI-RDA afin de travailler ensemble à la renaissance de notre beau pays avec cet homme d&rsquo;excellence qu&rsquo;est le président Tidjane Thiam. Nous les appelons à emprunter le train de la nouvelle Côte d&rsquo;Ivoire en marche pour le bonheur du Peuple ivoirien.</p>
<p style="text-align: right;">Réalisée par Eka D. (Correspondance particulière)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Deuil du président Henri Konan Bédié / Me Bertin Zehouri appelle les militants du PDCI à être dignes et forts dans la douleur</title>
		<link>https://ledemocrateplus.com/deuil-du-president-henri-konan-bedie-me-bertin-zehouri-appelle-les-militants-du-pdci-a-etre-dignes-et-forts-dans-la-douleur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 22:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Grand Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Politique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Daoukro]]></category>
		<category><![CDATA[Me Bertin Zehouri]]></category>
		<category><![CDATA[Obsèques du Président Bédié]]></category>
		<category><![CDATA[Pdci-Rda]]></category>
		<category><![CDATA[Président Bédié]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ledemocrateplus.com/?p=2560</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="567" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Obsèques du président Henri Konan Bédié" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2.jpg 850w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2-300x200.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2-768x512.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>Depuis le 19 mai 2024, la Côte d’Ivoire vit les obsèques de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, ex-président du PDCI-RDA. De la levée de corps à IVOSEP Treichville à Daoukro sa ville natale en passant par la cathédrale Saint-Paul d’Abidjan où lui a été célébrée une messe d’action de grâce, par l’Assemblée nationale et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="567" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Obsèques du président Henri Konan Bédié" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2.jpg 850w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2-300x200.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2-768x512.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-2-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div><p><strong><em>Depuis le 19 mai 2024, la Côte d’Ivoire vit les obsèques de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, ex-président du PDCI-RDA. De la levée de corps à IVOSEP Treichville à Daoukro sa ville natale en passant par la cathédrale Saint-Paul d’Abidjan où lui a été célébrée une messe d’action de grâce, par l’Assemblée nationale et par la Présidence de la République, le public a exprimé sa douleur devant la dépouille mortelle de cet homme d’Etat affectueusement appelé ‘’ N’zueba ‘’ (la pluie de bénédictions).  </em></strong><strong><em>Depuis Daoukro où il se trouve pour partager le deuil avec la famille Bédié, Me Bertin Zehouri, Haut Représentant du Président Tidjane Thiam dans le district du Goh-Djiboua livre son témoignage la gorge étreinte par l’émotion.</em></strong></p>
<p><strong>Quelles sont vos impressions sur le déroulement des obsèques du président Henri Konan Bédié ?</strong></p>
<p>Le peuple Baoulé de la région de l’Iffou auquel appartient le président Henri Konan Bédié poursuit sa tradition de conférer un caractère sacré à leurs dignitaires. Dans ce peuple Baoulé de Daoukro, le chef est élevé à un rang spirituel et métaphysique de haute portée. C’est donc ce caractère immensément ancré dans leur culture que se déroulent les obsèques de l’illustre disparu.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2562 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-1-300x183.jpg" alt="" width="698" height="426" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-1-300x183.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-1-768x469.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-1-150x92.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-1.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 698px) 100vw, 698px" /></a>La dignité se mêle à la douleur. La sérénité se la dispute avec la joie d’être unis autour des valeurs incarnées du peuple local auquel appartient le défunt président Bédié. L’accueil des populations est digne du très regretté. Aussi, quel que soit le nombre de visiteurs, vous ne verrez aucune complainte, aucun son discordant. Tout se déroule dans la paix et la discipline.</p>
<p><strong>Quelle image gardez-vous de Henri Konan Bédié, président de la République de Côte d’Ivoire et président du PDCI-RDA ?</strong></p>
<p>Feu le président du parti, anciennement président de la République, a laissé dans mon souvenir, l’image d’un homme pondéré et responsable. Sous sa gouvernance à la tête de la Côte d’Ivoire, il s’est donné pour mission de valoriser l’appartenance à la nation ivoirienne. Qualifiant la nécessité du peuple ivoirien à cultiver l’amour de la nation, de l’Ivoirité. Le président Bédié n’avait pas eu tort.</p>
<p>Pourtant, il aurait pu conduire le parti en étant établi à New York ou à Paris. Pourtant, il aurait pu diriger le PDCI à partir de Cocody ou du Plateau. Non, Monsieur le président Bédié était d’abord un militant de base à Daoukro avant d’être le leader national. Nous saluons cet esprit de pragmatisme managérial en politique et en gestion des affaires publiques. A cela, il convient d’ajouter la mobilisation des ressources humaines et financières que le président Bédié puisait dans ses plantations de palmier, d’hévéa et autres biens, pour soulager les comptes du PDCI-RDA qu’il a servi avec fidélité.</p>
<p>Au lieu de dépendre des cotisations des militants, le président Bédié avait préféré produire de lui-même à titre de contribution les ressources pour administrer le PDCI-RDA. Vous pouvez donc comprendre pourquoi, en dépit des 25 ans passés loin du pouvoir d’Etat, le PDCI continue d’inspirer confiance et attire la fibre de la jeunesse et les cadres du pays.</p>
<p>Nous saluons donc le modèle de patriotisme de ce grand Leader qui n’a pas trahi son projet de faire de la Côte d’Ivoire une nation unie dans sa diversité et ancrée dans ses valeurs régionales et ancestrales profondes. Ses funérailles actuellement à Prepressou semblent respecter les valeurs que le défunt président a vigoureusement défendues toute sa carrière en tant que militant de base, en tant que président de la République puis président du PDCI-RDA.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2563 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-4-300x198.jpg" alt="" width="648" height="428" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-4-300x198.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-4-768x506.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-4-150x99.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-4.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 648px) 100vw, 648px" /></a></p>
<p><strong>Selon vous, quel message revêt la disparition de Henri Konan Bédié à l’endroit du personnel politique du PDCI ?</strong></p>
<p>Je tiens à adresser mes félicitations au comité d’organisation des obsèques, et mes remerciements à toutes les personnes en Côte d’Ivoire et à l’étranger qui ont témoigné leur solidarité sans réserve à la famille biologique et politique du défunt. Comme l’a dit le président Tidjane Thiam, notre mère Henriette Konan Bédié restée fidèle à son épouse jusqu’au bout aura constamment à ses côtés l’ensemble du personnel politique du PDCI pour lui servir de pilier à vie.</p>
<p>A la lecture de tout ce qui est dit, vous déduirez que le parti perd une sommité politique, un homme de paix, un modèle d’écoute et de conseil, un havre de tolérance et d’abnégation, un intrépide militant et dirigeant déterminé quand il le faut. N’a-t-il pas claqué les portes du RHDP alors qu’il porta ledit regroupement politique sur les fonts baptismaux ?</p>
<p>Le fondateur du RHDP, contrarié par le non-respect des exigences des militants du PDCI-RDA, choisissait de dire ‘’NON !’’ au moment où le RHDP s’y attendait le moins, laissant ce parti exsangue, vide et ébranlé. N’a-t-il pas lancé courageusement l’appel de Daoukro au moment où il fallait ? Cet appel n’est-il pas à la base de l’arrivée au pouvoir du président actuel ? N’est-ce pas le courageux leader Bédié et ses lieutenants qui ont appelé à la désobéissance pacifique contre le 3<sup>ème</sup> mandat présidentiel en cours ?</p>
<p>Qui a levé le voile sur l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire et ses conséquences dévastatrices sur notre environnement et notre économie minière ? C’est encore et toujours le président du PDCI-RDA qui, bravant le protocole omerta au palais des congrès de Yamoussoukro, en présence de Angela Merkel, dénonçait publiquement, la gestion clanique du pouvoir actuel ? C’est ce leader, feu Henri Konan Bédié que les militants de toutes les régions vont regretter longtemps.</p>
<p><a href="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2564 aligncenter" src="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-5-300x244.jpg" alt="" width="679" height="552" srcset="https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-5-300x244.jpg 300w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-5-768x623.jpg 768w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-5-150x122.jpg 150w, https://ledemocrateplus.com/wp-content/uploads/2024/05/Me-Bertin-Zehouri-5.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 679px) 100vw, 679px" /></a>Heureusement que son héritage est assuré par une génération à laquelle nous appartenons aux côtés de son Excellence le ministre Tidjane Thiam. J’appelle les militantes et les militants à se remobiliser après le deuil. Car la seule façon de rendre hommage à notre défunt président sera de lui succéder un régime pacifique, décentralisé, rigoureux, honnête, travailleur, courageux et surtout rassemblé autour du développement harmonieux de la Côte d’Ivoire dans l’optique chère à lui : LE PROGRÈS POUR TOUS, LE BONHEUR POUR CHACUN.</p>
<p style="text-align: right;">Info : Sercom</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
