Port-Bouët : le président de l’Ong Côte d’Ivoire-Amérique répond à des détracteurs de Emmou et Bacongo

Listen to this article

Le président de l’Ong Côte d’Ivoire-Amérique basée dans la commune de Port-Bouët a, dans une récente déclaration dont copie est parvenue aux rédactions de justeinfos.net et ledemocrateplus.com, décidé de répondre à certaines langues qui déplorent un probable rapprochement entre le député-maire de Port-Bouët, Dr Emmou Sylvestre et le gouverneur du District autonome d’Abidjan, Ibrahim Cissé Bacongo. Pour le président de l’Ong Côte d’Ivoire-Amérique, adversaires politiques ne doit pas signifier ennemis politiques. Parce que ce qui doit primer ce sont les intérêts des populations communales. Ci-dessous, sa déclaration dans son intégralité.   

Depuis quelque temps, certaines voix s’élèvent pour critiquer la collaboration entre le député-maire de Port-Bouët, Emmou Sylvestre, et le président du District autonome d’Abidjan, Ibrahim Cissé Bacongo. Pour certains, le simple fait que ces deux responsables institutionnels travaillent ensemble constituerait une forme de rapprochement politique. Cette lecture est pourtant réductrice et méconnaît le fonctionnement normal des institutions de la République.

Dans un État organisé, les institutions ne fonctionnent pas selon les affinités partisanes, mais selon les responsabilités que la loi confie à leurs dirigeants. Le maire d’une commune et le président du District autonome d’Abidjan ont des compétences qui se complètent sur de nombreux dossiers : aménagement urbain, assainissement, voirie, environnement, mobilité ou encore gestion de certains équipements publics. Ces domaines exigent une coordination permanente.

Refuser de collaborer au motif que les appartenances politiques diffèrent reviendrait à pénaliser les populations que ces responsables ont précisément pour mission de servir. Les citoyens attendent des routes praticables, des quartiers assainis, des services publics efficaces et des solutions concrètes à leurs préoccupations quotidiennes. Ils n’ont pas à subir les conséquences d’éventuelles rivalités politiques.

La démocratie ne consiste pas seulement à s’opposer. Elle consiste également à savoir travailler ensemble lorsque l’intérêt général l’exige. La maturité politique se mesure aussi à cette capacité de dépasser les clivages pour faire avancer les projets utiles à la collectivité.

La collaboration entre un maire et le président d’un district n’est donc ni une faveur, ni une trahison, encore moins une alliance politique automatique. Elle est avant tout une obligation institutionnelle et administrative, dictée par les textes et par l’intérêt des administrés.

En République, les fonctions imposent des devoirs qui dépassent les appartenances partisanes. Les responsables politiques peuvent être des adversaires dans les urnes, tout en demeurant des partenaires dans l’action publique. C’est même ainsi que fonctionnent les institutions les plus solides : la compétition politique ne doit jamais empêcher le service de la nation. A preuve quand un maire est élu, il travaille pour toutes populations quelle que soit leur obédience politique.

En définitive, juger une collaboration institutionnelle à travers le seul prisme de la politique partisane, c’est confondre la gestion de la chose publique avec la lutte électorale. Lorsque l’intérêt des populations est en jeu, la coopération entre les institutions n’est pas une option : c’est un devoir.

Le président ADIA YAPOBI, ONG CI-AMÉRIQUE.

Député Maire Emmou SylvestreGouverneur Cissé BacongoOng Côte d'Ivoire-AmériquePort-Bouët